Gel des contrats aidés: un non-sens social

Au cœur du mois d’août, les préfets ont été informés par le ministère du travail d’un coup de frein majeur sur ces emplois subventionnés par l’État. Au détriment de l’insertion professionnelle et de la cohésion sociale.

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Le coup est rude pour les personnes les plus éloignées du marché du travail, avec l'annonce du gel de la majorité des contrats aidés. Ces dispositifs, ciblés sur les publics fragiles, permet aux associations, et dans certains cas à des entreprises marchandes, de s'insérer dans l'emploi et si possible de se former. On le sait désormais, aucun contrat d’initiative emploi (CIE) – concernant donc le secteur marchand – ne sera passé au second semestre. Quant aux contrats d’accompagnement dans l’emploi (CAE), qui concernent le secteur non marchand, une enveloppe de 110 000 euros est disponible, soit deux fois moins que pour les six derniers mois de 2016. Cette enveloppe sera réservée pour moitié à l’éducation nationale, l'autre devant être attribuée, selon un mail interne rendu public par Libération, en vue de « soutenir exclusivement des renouvellements de contrats à destination de publics prioritaires et associations ayant démontré leur contribution à l’intérêt général, notamment dans le champ de l’urgence sociale ou sanitaire ». Mais comme le recrutement des « adjoints de sécurité » est maintenu et les engagements des conseils départementaux seront « honorés », il ne restera plus guère de nouveaux contrats disponibles. Enfin, pour les emplois d’avenir, qui sont des contrats longs accompagnés d’une formation pour les jeunes, seuls les renouvellements seront autorisés pour permettre « la poursuite des parcours engagés ». Mais aucun nouveau contrat ne sera signé.

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