Affaire Kerviel: ce témoin que la justice n'a pas voulu entendre

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Sylvain Passemar travaillait au service informatique de la société de courtage de la Société générale. Il a vu de près les transactions énormes de Jérôme Kerviel en 2007. Il juge impossible que la banque ait ignoré ce que faisait son trader.

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Il y a deux semaines, dans la plus grande discrétion, le ministère des finances présentait, dans le cadre de la loi de finances rectificative, un dispositif lui permettant de lever 4,5 milliards d’euros afin de solder l’addition du Crédit lyonnais. La faillite de la banque a coûté plus de 15 milliards d’euros aux finances publiques, sans parler du milliard versé au titre de l’affaire Executive life aux États-Unis, ni des 400 millions versés à Bernard Tapie.