Scandale Tapie : pourquoi Guéant est visé par l'enquête

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En mai 2009, le secrétaire général de l’Élysée a reçu Bernard Tapie et interféré dans la négociation fiscale que l’ex-homme d’affaires avait avec le directeur de cabinet d’Éric Woerth et qui ne prenait pas la tournure qu’il souhaitait. Une négociation qui a joué un rôle majeur dans la constitution de la fortune de l'homme d'affaires, et qui vaut aujourd'hui à l'ancien ministre d'être perquisitionné.

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Le domicile et le bureau de Claude Guéant, ancien ministre et surtout ancien secrétaire général de l'Élysée, ont été perquisitionnés ce mercredi matin dans l'enquête sur l'affaire Tapie, a annoncé dans l'après-midi France Info. Une information confirmée de sources judiciaires à l'AFP. Ces perquisitions s'ajoutent à celles déjà réalisées ces dernières semaines, notamment aux domiciles de Bernard Tapie et de Stéphane Richard, qui était directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment de l'arbitrage. Fin janvier, les policiers s'étaient rendus aux cabinets de l'avocat de Bernard Tapie, Me Maurice Lantourne, et à celui de Me Gilles August, un des avocats du Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit lyonnais. Ils ont aussi visité les domiciles des trois juges arbitraux ayant soldé le contentieux, en l'occurrence l'avocat Jean-Denis Bredin, le magistrat à la retraite Pierre Estoup et l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud (lire notre article ici).