Réguler la finance et sortir de l’économie de la dette

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Comme pourrait dire Nicolas Sarkozy, «ces questions de régulation financière, ça commence à bien faire». Les banques françaises sont vent debout contre les nouvelles exigences de fonds propres suggérées par le Comité de Bâle pour brider l'effet de levier, au cœur de la crise. Alors, comment sortir de l'économie de la dette? Analyse.

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C'est pourtant assez simple. Si la crise financière mondiale a bien été avant tout fonction d'un excès d'effet de levier dans le système bancaire, alors l'objectif premier de la régulation financière en gestation doit être de le limiter. Que nenni, affirment les banques françaises, conduites par BNPParibas et suivies par leurs régulateurs, Banque de France et Commission bancaire, et évidemment la ministre des finances, Christine Lagarde. Les banquiers français ont levé l'étendard de la révolte contre les nouvelles exigences de fonds propres envisagées dans les travaux du Comité de Bâle, attitude qui suscite une certaine irritation dans les corridors de la BRI (Banque des règlements internationaux) où l'on avait cru comprendre que la France de Nicolas Sarkozy serait la championne de la mise au pas du capitalisme financier.