Déflation et croissance : la destruction créatrice capitaliste au travail

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Une nouvelle étude de la BRI confirme que la déflation, des prix des biens et services, n'est pas du tout incompatible avec la croissance. Les politiques budgétaires et monétaires conduites pour combattre ce "spectre" relèvent du contresens. Sur la nature déflationniste de la destruction créatrice capitaliste. Analyse.

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Inflation = croissance. Bon. Déflation = récession. Mauvais. L’épouvantail à la mode, qui justifie aussi bien les « relances keynésiennes » de gouvernements banqueroutiers que les extravagances monétaires de banques centrales déboussolées, c’est la déflation. Sur quoi repose cette croyance fétichiste dans le mal économique absolu que serait la baisse des prix des biens et des services ? Sur rien, si ce n’est les réminiscences d’un seul épisode, la Grande Dépression aux États-Unis. En analysant 140 années d’histoire à travers 38 économies nationales différentes, Claudio Borio et ses collègues de la Banque des règlements internationaux concluent qu’il n’y a aucun lien, surtout pas négatif, entre déflation des prix et croissance. Tout autre chose, bien sûr, est la déflation des actifs, mais ni le mal ni les remèdes ne doivent être confondus.