Ce qu'il faut comprendre d'un G-20 qui n'a servi à rien

Par
Un G-20 pour rien? Relance contre rigueur, taxation des banques... À Toronto, les chefs d'Etat ont campé sur leurs positions, et n'ont adouci aucun de leurs désaccords. C'est le retour aux politiques nationales et au chacun pour soi. Pour Mediapart, des économistes et des militants décryptent le communiqué final.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Relance ou rigueur? Taxe sur les banques ou pas? Le G-20 de Toronto, conclu dimanche 27 juin, n'a tranché sur aucune des questions de fond à l'ordre du jour. Les Etats se sont par exemple engagés à diviser par deux leur déficit public d'ici 2013, par rapport à leur Produit intérieur brut. Une victoire de l'Allemagne, favorable à la rigueur, contre les Etats-Unis pro-relance? Pas si sûr: le communiqué final précise que ces mesures d'austérité seront à chaque fois «adaptées aux circonstances nationales» (page 3), façon polie de dire que chacun fera ce qu'il veut.
Depuis sa première édition, en novembre 2008 à Washington, c'est la première fois que le cartel des pays les plus riches et/ou développés de la planète reconnaît aussi clairement ses désaccords face à la crise en cours. Ce G-20 écartelé a-t-il servi à quelque chose? Pour Mediapart, des économistes et des militants décryptent les mesures (et les silences) du communiqué final (à télécharger ici).