Tsipras et Bruxelles, droit vers la rupture

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Ultime arme de négociation ou geste inconsidéré destiné à jeter de l'huile sur le feu ? En annonçant la tenue d'un référendum, dimanche 5 juillet, pour ou contre les mesures décidées par les créanciers, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a décidé de jouer son va-tout et de réinsuffler de la démocratie dans la machine européenne. Depuis son arrivée à la tête du gouvernement, fin janvier, il n'a en effet cessé de reculer sur ses promesses de campagne, au point de s'attirer les foudres de son aile gauche et le désarroi des électeurs de Syriza. À trois jours d'un remboursement crucial au FMI (Athènes doit payer 1,6 milliard d'euros d'obligations arrivant à échéance le 30 juin), Alexis Tsipras a donc préféré, plutôt que d'avaler de nouvelles couleuvres et d'assumer une politique néolibérale, s'en remettre au peuple grec.