Ordonnances: une réforme injuste et déjà périmée

Par et

Les députés votent ce mardi 28 novembre la ratification des ordonnances réformant le code du travail, la libération du processus de « destruction créatrice » tant souhaité par Emmanuel Macron.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Du suspense ? Quel suspense ? Ce mardi 28 novembre, les députés vont voter la ratification des ordonnances réformant le code du travail, sans doute à une écrasante majorité. Une fois que le Sénat aura fait de même dans quelques semaines, la dernière étape sera franchie pour le gouvernement : les ordonnances, élaborées à toute vitesse depuis l’élection d’Emmanuel Macron au printemps, publiées en conseil des ministres le 31 août, seront définitivement validées, et auront force de loi. D’ailleurs, que pourrait bien opposer un esprit chagrin à l’enthousiasme contagieux de Muriel Pénicaud, face à la représentation nationale ? « En sillonnant la France depuis la publication des ordonnances, j’ai constaté l’effet psychologique réel produit par les ordonnances dans les PME, s’est réjouie la ministre du travail devant l’Assemblée le 21 novembre. Beaucoup de chefs d’entreprise me témoignent de leur confiance pour embaucher alors que les carnets de commande se remplissent et que la croissance repart avec robustesse. » En moins de deux mois donc, paf la morosité, pif le chômage ! L’effet « psychologique » des ordonnances aurait réussi le tour de force de redonner le sourire à la France… La sémantique, cela vous sauve une start-up nation.