A la Société générale, sifflets, huées et passage de témoin

Les grognards ont grogné. A l'assemblée générale des actionnaires de la Société générale, première confrontation directe entre le management de la banque et sa «base» depuis la découverte en janvier 2008 de la «fraude exceptionnelle» orchestrée par le trader Jérôme Kerviel : le petit actionnaire, piétaille du CAC 40, a demandé des comptes et des têtes.

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«Monsieur le président, je me demande pour qui vous nous prenez?» Client de SG depuis 36 ans dans la même agence, ce petit actionnaire n'en revient toujours pas et se perd même dans des chiffres qui défient l'entendement. Jérôme Kerviel ne pouvait engager plus de 500.000 euros et il a joué 50 milliards, «cent mille fois plus». «A qui ferez vous croire que l'on puisse faire cela impunément?» «Vous avez laissé spéculer, un point c'est tout. M. Kerviel n'est qu'un pantin dans tout cela et il aurait été facile de l'arrêter si vous l'aviez voulu.»

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