Portugal: en attendant le FMI ?

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Pas de trace au Portugal de la tension sociale qui monte en Espagne. Peut-être parce que le pays était en crise avant la crise et que la rigueur façon Socrates est une version light de celle mise en œuvre par le socialiste Zapatero. Mais Lisbonne a reçu l'ordonnance de l'OCDE, alors que les marchés s'impatientent.

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«Au pire, le FMI ne manquera pas de mettre nos finances en ordre, ou sur la voie d'un certain ordre, réalisant ce dont nos partis politiques, par opportunisme, ne sont manifestement pas capables. Mais peut-être peut-il faire plus. Peut-être peut-il convaincre les électeurs de l'irresponsabilité incurable du régime et des hommes politiques qui aujourd'hui l'exploitent et le dirigent.» En attendant cette arrivée que l'éditorialiste du Publico, Vasco Pulido Valente, appelle ainsi de ses vœux (et que nombre d'économistes jugent inévitable), le Portugal a entendu lundi le diagnostic de l'OCDE, dont le secrétaire général, le Mexicain Angel Gurria, avait fait le voyage de Lisbonne afin de délivrer en main propre l'ordonnance qui l'accompagne.