FMI : une réforme urgente et à peine entamée

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Les principaux «clients» du FMI sont désormais ses principaux actionnaires, les Européens de la zone euro. Ce qui fait peser un risque de conflits d'intérêts sur la légitimité de l'institution, plus encore quand les Européens s'accrochent, avec une candidature contestable, à leur monopole sur la désignation du directeur général. Retour sur une réforme en profondeur proposée 2009 et laissée en jachère.

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Hier Reykjavik et Athènes, aujourd'hui Lisbonne, demain Madrid, Rome ou Paris ? Comme aux heures chaudes de la crise de la dette latino-américaine puis de la crise financière asiatique, le sigle du FMI est conspué dans les slogans et sur les banderoles mêmes quand, comme c'est le cas en zone euro, l'institution multilatérale n'est pas en première ligne dans la mise au point de programmes d'austérité destinés à rétablir des finances publiques à la dérive. Problème d'image. Pour des classes politiques elles aussi faillies, l'institution multilatérale reste un parapluie bien pratique permettant de se dédouaner de leurs responsabilités, d'autant que la réforme indispensable de la gouvernance du Fonds a été laissée en friche par le directeur général aujourd'hui déchu.