OMC: la facture de l'échec

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Finalement, ce sera non. Après neuf jours d'âpres marchandages, les négociations de Genève pour donner au cycle de Doha une ultime chance de succès ont échoué mardi soir, sur un désaccord entre les Etats-Unis d'un côté, l'Inde et la Chine de l'autre concernant la protection des agricultures de subistance en cas de poussée des importations. En théorie, les avancées considérables réalisées en sept années de négociation sont annulées par cet échec. Des négociations commerciales multilatérales pourraient ne pas pouvoir reprendre avant plusieurs années. Et la question de l'avenir de l'OMC se posera inévitablement.

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Les responsables français présents à Genève ont du ouvrir les bouteilles de champagne qu'ils gardaient au frais depuis le 21 juillet pour célebrer un échec des négociations du cycle de Doha. Non que l'activisme déployé par la France pour affaiblir la position de négociation de la Commission européenne ait joué le moindre rôle dans cet échec. C'est le désaccord entre l'Inde, soutenue par la Chine et l'Indonésie, et d'autre part les Etats-Unis sur le mécanisme spécial de sauvegarde (SSM) qui a fait échoué les discussions, tout prêt du but.