Les banques italiennes au cœur du vrai «compromis historique»

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Le vrai compromis historique italien, pas celui qui fut rêvé par Aldo Moro et lui coûta la vie, fonctionnait ainsi : l’argent que les contribuables aisés soustrayaient à l’impôt grâce à une évasion fiscale endémique (notamment vers Lugano) était prêté à un État déficient pour perpétuer la gestion clientéliste d’une sphère publique envahissante, malgré l’épuisement du « miracle » économique de l’après-guerre. Le système bancaire national, lui-même « géré » selon les règles du patronage politicien, était l’interface au cœur du système, chargé de distribuer une dette obligataire d’État disproportionnée par rapport à la taille de l’économie péninsulaire. Au gavage des épargnants en papier d’État s’ajoutait celui du bilan des banques italiennes avec la même « nourriture ». E la nave va. Jusqu’à l’échouage en cours, qui fait craindre une nouvelle déflagration financière dans la zone euro.