La révolte de l'Insee contraint l'Elysée à une reculade

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Face à une mobilisation sans précédent des agents et des administrateurs de l'Insee – plus forte même qu'en 1968 –, le gouvernement devrait amender son projet de démantèlement et de remise au pas de l'institut. Selon les informations recueillies par Mediapart, le rapport présenté mardi prochain par le directeur général de l'Insee prévoit quelque 500 transferts d'emplois à Metz, échelonnés sur plusieurs années, au lieu des 1.000 initialement prévus. Mais le vent de colère qui souffle à l'Insee est si fort que l'issue du conflit est encore imprévisible. Lire aussi les points de vue de notre édition participative:

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C'est, à tout le moins, une spectaculaire reculade de l'Elysée, sinon une victoire des agents et des administrateurs de l'Insee. Dans le rapport qu'il a élaboré avec le vice-président du Conseil national de l'information statistique (CNIS), Jean-Pierre Duport, et qui devrait être rendu public mardi 2 décembre, en fin d'après-midi, le directeur général de l'Insee, Jean-Philippe Cotis, devrait proposer un nombre de transferts de personnels à Metz (Moselle) très inférieur à ce qu'avait demandé Nicolas Sarkozy.