De plus en plus souvent critiqué pour conduire une politique économique et sociale en de nombreux points identique à celle de son prédécesseur, François Hollande avait jusqu’à présent un système de défense bien rodé : il pouvait faire valoir qu’on lui faisait un mauvais procès puisque, au moins sur un front, celui de la fiscalité, avec notamment la nouvelle taxation à 75 % pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros, il avait des priorités très différentes de celles de Nicolas Sarkozy. Cette fameuse taxe était, en quelque sorte, devenue le « cache-sexe » de gauche d’une politique de plus en plus clairement sociale-libérale.