Le sinistre 1er Mai de François Hollande

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D'un côté, une « loi Florange » qui est dévoilée quand les hauts-fourneaux sont fermés, le refus de l'amnistie sociale ou encore la mise en œuvre d'une réforme très contestée du marché du travail ; de l'autre, une pluie de cadeaux pour les milieux d'affaires : François Hollande célèbre d'une étrange façon le 1er Mai et, bientôt, le premier anniversaire de son accession à l'Élysée. 

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Si, à la veille du 1er Mai et à quelques jours du premier anniversaire de son accession à l’Élysée, François Hollande avait voulu signifier au monde du travail qu’il avait assez peu d’égards pour lui, mais beaucoup pour celui des patrons, grands ou petits, sans doute ne s’y serait-il pas pris autrement. Comme dans un résumé accéléré de ce qu’a été cette première année du nouveau pouvoir socialiste, il a assené ces derniers jours aux uns une pluie de mesures passablement inquiétantes ou en retrait par rapport à ses promesses de campagne – de la « loi Florange » jusqu’à la réforme du marché du travail en passant par le refus de l’amnistie pour les syndicalistes –, tandis qu’aux autres, il a offert un formidable cadeau, sous la forme d’un allègement de la fiscalité sur les plus-values de cessions de valeurs mobilières.