Lyon-Turin: l'énorme projet ferroviaire concentre toutes les critiques

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Par quel mystère, en pleine disette d’argent public, la France et l’Italie s’apprêtent-elles à dépenser plusieurs milliards d’euros pour construire un tunnel dont l’utilité est contestée par les services de l’État ? Quête désespérée de croissance économique et d’emplois, assurance bureaucratique, pantouflage, conflits d’intérêt… Comme un parfum de Notre-Dame-des-Landes.

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Dans l’indifférence générale, Laurent Fabius a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi dont le coût global pourrait dépasser les 11 milliards d’euros : la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. Par quel mystère, en pleine disette d’argent public, le gouvernement peut-il envisager d’engager une telle somme pour la construction d’un tunnel et d’une ligne à grande vitesse dont l’utilité est mise en doute par la Cour des comptes ? À titre de comparaison, une dizaine de milliards d’euros, c’est à peu près le montant du nouveau plan d’austérité que vient de voter le Parlement grec. C’est aussi ce qu’ont coûté les Jeux olympiques aux Britanniques.