À la mine embarrassée qu’affichent les banquiers centraux depuis quelque temps, il est évident que quelque chose ne tourne pas rond. Dans leurs conférences de presse, les présidents évoquent régulièrement les problèmes de transmission monétaire, déplorent la stagnation ou la baisse de distribution de crédits, la faible voire l’inexistence de la reprise économique. Derrière ces mots codés, une réalité affleure : leurs stratégies ne fonctionnent pas comme prévu. La réparation du système financier est bien plus compliquée qu’ils ne l’avaient anticipé.