Le rapport d’enquête sur les prothèses PIP, réalisé par l’Afssaps et la Direction générale de la santé, a été remis le 1er février à Xavier Bertrand. S’il ne contient guère de révélation spectaculaire, la chronologie qu’il reconstitue est en elle-même une démonstration accablante de l’inefficacité du système de vigilance français : dès 1996, apprend-on, l’attention de l’administration a été attirée sur la société PIP.