Coronavirus au Niger : baisse de la croissance, deux décès et premiers cas hors Niamey

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La croissance économique du Niger, pays parmi les plus pauvres du monde, devrait baisser fortement en 2020 à cause de l’épidémie de coronavirus qui a fait deux nouveaux morts, ont annoncé les autorités mercredi.

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La croissance économique du Niger, pays parmi les plus pauvres du monde, devrait baisser fortement en 2020 à cause de l’épidémie de coronavirus qui a fait deux nouveaux morts, ont annoncé les autorités mercredi.

Quarante nouveaux cas, dont les deux premiers hors de la capitale Niamey à Maradi (sud), ont été enregistrés pour un total de 74 cas. Les 2 décès portent à 5 les victimes du virus au Niger.

« En raison de la perturbation sur les activités économiques (...) le taux de croissance de l’année 2020 au Niger passerait de 6,9 % à 4,1% soit une perte de 2,8 points », a indiqué le ministre des Finances Mamadou Diop à la télévision publique, annonçant d’importantes mesures de soutien.

La baisse des recettes budgétaires devrait atteindre « 89 milliards FCFA (136 millions d’euros) soit 1,1% du PIB » et le « déficit budgétaire global, prévu au départ à 2,6% du PIB », devrait s’élever « à 3,7% », a averti M. Diop, alors que le pays fait déjà face à d’énormes défis économiques et sociaux.

Le ministre des Finances a estimé à près de 600 milliards FCFA (900 millions d’euros) les besoins financiers pour soutenir l’économie et la population de ce pays sahélien enclavé, sans préciser si l’Etat disposait effectivement de cette somme.

« Pour faire face à la crise sanitaire et prendre des mesures de soutien aux populations et à l’économie, le gouvernement a estimé les besoins financiers à 597 milliards FCFA soit 7,4% du PIB, dont 159 milliards pour les mesures de soutien sanitaire et la lutte contre la pandémie », a-t-il ajouté.

Il a annoncé des exonérations de taxes pour les entreprises.

Le président du Niger Mahamadou Issoufou avait déjà annoncé la semaine dernière des distributions gratuites et des ventes à prix réduits de vivres « pour soutenir les personnes vulnérables », et « la prise en charge par l’Etat des factures d’électricité et de l’eau pour "les tranches sociales" pour les mois d’avril et mai ».

Outre l’épidémie, le Niger doit lutter contre les attaques de nombreux groupes jihadistes, à la fois au sud sur sa frontière avec le Nigeria et au nord et à l’ouest sur ses frontières avec le Burkina Faso et le Mali.

Le Niger abrite près de 450.000 réfugiés (Nigérians, Maliens et Burkinabè) et déplacés, chassés par les violences jihadistes ou des bandes armées, selon l’ONU, qui s’inquiète du manque de fonds pour couvrir tous les besoins. Beaucoup de réfugiés vivent au milieu d’une population déjà très pauvre.

Les autorités ont imposé un couvre-feu dans la capitale Niamey, épicentre de l’épidémie, également placée en « isolement sanitaire ». Les frontières sont fermées, ainsi que les écoles et les lieux de culte.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

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