Fête sauvage à Lyon: les organisateurs se rendent à la police

Par

Les deux organisateurs d’une fête sauvage qui a réuni 300 personnes mardi sur les quais de la Saône à Lyon, se sont rendus vendredi à la police et seront présentés le lendemain au parquet.

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Les deux organisateurs d’une fête sauvage qui a réuni 300 personnes mardi sur les quais de la Saône à Lyon, se sont rendus vendredi à la police et seront présentés le lendemain au parquet.

« Ils vont dormir en cellule et seront déférés samedi matin au parquet qui les placera sous contrôle judiciaire en attendant leur comparution devant le tribunal », a indiqué leur avocate, Mélanie Sanzari.

Ces deux frères de 22 et 26 ans sont poursuivis pour mise en danger de la vie d’autrui et non respect de l’interdiction des regroupements de plus de six personnes dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, selon le parquet.

Ils ont annoncé qu’ils se livraient à la police dans un enregistrement audio diffusé par le site d’information culturelle Le Petit Bulletin. « Il est important pour nous d’assumer nos actes et leurs conséquences », a affirmé l’un d’eux, tandis que l’autre dénonçait « un acharnement médiatique ».

Leur avocate affirme qu’ils ont été « dépassés par la situation ». Ce qui ne devait être qu’un « apéro sonore », annoncé sur un réseau social à l’attention de « quelques copains », se serait transformé malgré eux en « fête géante » du fait de l’affluence sur les quais en cette fin de journée ensoleillée.

« Le but n’était pas de créer une fête clandestine, ni de braver des interdits, ni de faire un pied de nez aux autorités. Il n’y avait aucune visée politique », ajoute Me Sanzari.

Mardi soir, des images montrant des participants jeunes et le plus souvent non masqués, en train de boire et danser sur les quais de Saône, avaient suscité de nombreuses réactions.

Le préfet du Rhône avait saisi le parquet en qualifiant ce rassemblement d’« irresponsable et inacceptable », précisant que les forces de l’ordre n’avaient pas dispersé les fêtards « compte tenu de la proximité de la Saône et du danger qu’aurait créé une intervention ».

La fête avait duré une heure environ pour s’achever un peu avant 20H00, au-delà de l’horaire de couvre-feu.

Vendredi, le préfet a interdit l’accès aux quais de la Saône en centre-ville pour un mois.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous