Covid-19: la région Grand Est se dote d’un « outil prédictif » de l’évolution de l’épidémie

Par

La région Grand Est et l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg ont présenté jeudi un nouvel outil de prédiction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 censé permettre d’anticiper d’éventuels rebonds de la maladie et faciliter la prise de décision des autorités locales.

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

La région Grand Est et l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) de Strasbourg ont présenté jeudi un nouvel outil de prédiction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19 censé permettre d’anticiper d’éventuels rebonds de la maladie et faciliter la prise de décision des autorités locales.

Ce nouvel outil, baptisé PredictEst, s’appuie sur les données fournies quotidiennement par Santé Publique France et sur la « modélisation épidémiologique ». Il doit permettre de fournir, à partir de cartes et de graphiques, une image de l’épidémie « à 30 jours » dans le but « d’éviter, autant que possible, de nouveaux confinements généralisés ».

« L’objectif n’était pas de se faire son propre outil régional », par rapport aux prédictions nationales déjà proposées par l’Institut Pasteur à Paris, a expliqué Jean Rottner, le président (LR) du Conseil régional. « Mais bien d’offrir en région la possibilité d’une utilisation beaucoup plus large des données de santé ».

L’outil doit notamment permettre de suivre et d’anticiper un certain nombre d’indicateurs, comme le taux d’incidence de la maladie, à l’échelle des quartiers, par îlots de 2.000 habitants.

« Cela va permettre à l’Agence régionale de santé de prioriser les lieux » où se dérouleront les prochaines campagnes de dépistage, a annoncé la préfète de région, Josiane Chevalier.

L’outil offre des modélisations « sur les niveaux d’hospitalisation à 15 jours de manière extrêmement précise, avec moins de 5% d’erreur, et à six ou huit semaines sur des tendances robustes », a souligné Benoît Gallix, le directeur général de l’IHU.

« On pourra prédire dès début janvier s’il y aura une troisième vague » suite aux fêtes de fin d’année, a-t-il ainsi anticipé. « Tout va dépendre du comportement de nos concitoyens à Noël, mais ces comportements, l’outil ne peut pas les prédire. »

Avant même sa présentation officielle, PredictEst avait déjà aidé à la prise de décisions en milieu hospitalier. « Je l’ai utilisé pour communiquer au CHRU des informations sur le fait que la (seconde) vague n’allait pas être aussi violente (localement) que ce qui avait été prédit par les données nationales », a complété M. Gallix. « On a ainsi temporisé huit jours sur la fermeture de lits dans certains services en vue de l’ouverture de lits de réanimation ».

Sur le plan technologique, notamment sur le développement des algorithmes et le stockage des données, le dispositif bénéficie du concours de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, de la Direction Générale de l’Armement, de Capgemini et de Dassault Systèmes.

« L’hébergement des données de santé se fait en France, avec pratiquement le plus haut niveau de protection au monde », a indiqué M. Gallix.

Celui-ci a précisé que l’infrastructure pourra être utilisée pour proposer d’autres modélisations à l’avenir, « pour dépasser une application au seul coronavirus ».

apz/bdx/dch

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous