JO-2020: l’athlète bélarusse à l’aéroport de Tokyo, en partance pour la Pologne

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La sprinteuse olympique bélarusse Krystsina Tsimanouskaya a été vue mercredi matin par l’AFP arrivant à l’aéroport de Tokyo-Narita, en vue de s’envoler pour la Pologne, dont elle avait obtenu un visa humanitaire lundi.

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La sprinteuse olympique bélarusse Krystsina Tsimanouskaya a été vue mercredi matin par l’AFP arrivant à l’aéroport de Tokyo-Narita, en vue de s’envoler pour la Pologne, dont elle avait obtenu un visa humanitaire lundi.

L’athlète de 24 ans n’a pas fait de déclaration immédiate aux journalistes sur place.

Elle avait échappé dimanche à un rapatriement forcé au Bélarus selon elle, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d’athlétisme de son pays en pleins Jeux olympiques de Tokyo.

Un vol direct Tokyo-Varsovie opéré par la compagnie aérienne polonaise LOT devait partir mercredi à 10H20 locales (01H20 GMT) de l’aéroport de Tokyo-Narita et arriver à Varsovie à 14H35 locales (12H35 GMT).

Des représentants de la Fondation bélarusse pour la solidarité sportive (BSSF), une organisation soutenant les sportifs dans le collimateur du pouvoir de Minsk, comptaient accueillir l’athlète à son arrivée à Varsovie, ainsi que d’autres militants bélarusses pro-démocratie.

Elle était restée confinée depuis lundi à l’ambassade de Pologne à Tokyo, sans parler aux médias. Elle avait quitté l’ambassade tôt mercredi matin à bord d’une voiture aux vitres teintées, de sorte qu’il n’était pas possible de l’identifier avec certitude.

Pour des raisons de sécurité, les autorités polonaises n’avaient pas souhaité donner d’informations à l’avance sur son départ de Tokyo pour Varsovie.

La fédération nationale de la sprinteuse voulait l’obliger au dernier moment à participer au relais 4x400 mètres aux Jeux olympiques de Tokyo, alors qu’elle était censée initialement courir le 100 mètres et 200 mètres, selon l’athlète.

Krystsina Tsimanouskaya avait obtenu dimanche soir l’aide du Comité international olympique (CIO) et une protection policière alors qu’elle était à l’aéroport de Tokyo-Haneda, sur le point d’être rapatriée. Le CIO a initié une enquête officielle sur cette affaire, demandant également des explications au Comité national olympique bélarusse.

Cet incident a suscité des réactions internationales condamnant le Bélarus, ancienne république soviétique dirigée d’une main de fer par le président Alexandre Loukachenko depuis 1994 et dont le fils est à la tête du comité national olympique.

Le mouvement prodémocratie au Bélarus, qui était devenu massif il y a un an, est durement réprimé par le pouvoir. Des milliers d’opposants ont été arrêtés ou ont dû s’exiler.

Vitali Chychov, un militant prodémocratie bélarusse exilé en Ukraine, a été retrouvé pendu près de son domicile à Kiev, a annoncé mardi la police locale, selon laquelle il pourrait s’agir d’un « meurtre camouflé en suicide ».

En mai, les autorités bélarusses avaient arrêté un journaliste d’opposition en exil, Roman Protassevitch, en détournant l’avion de ligne à bord duquel il se trouvait, suscitant un tollé mondial.

Un porte-parole de la LOT a expliqué mardi que le vol à bord duquel devait prendre place Krystsina Tsimanouskaya éviterait l’espace aérien du Bélarus, comme d’ailleurs tous les vols de cette compagnie et d’autres depuis l’affaire Protassevitch.

« Le régime de Loukachenko a tenté de commettre un nouvel acte de répression transnationale (...). De telles actions violent l’esprit olympique, sont un affront aux droits fondamentaux et ne peuvent être tolérées », avait réagi en début de semaine le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

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