Irak: Chine et Russie empêchent l'adoption d'une déclaration de l'Onu, selon les USA

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Les Etats-Unis ont reproché lundi la Russie et à la Chine de s'opposer à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies soulignant l'inviolabilité des locaux diplomatiques et consulaires, après l'attaque de l'ambassade américaine à Bagdad, le 31 décembre.
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NATIONS UNIES (Reuters) - Les Etats-Unis ont reproché lundi la Russie et à la Chine de s'opposer à l'adoption d'une déclaration du Conseil de sécurité des Nations unies soulignant l'inviolabilité des locaux diplomatiques et consulaires, après l'attaque de l'ambassade américaine à Bagdad, le 31 décembre.

Les déclarations du Conseil de sécurité doivent être approuvées à l'unanimité.

Selon la délégation américaine à l'Onu, 27 pays ont dénoncé l'attaque de l'ambassade, "ce qui tranche brutalement avec le silence du Conseil de sécurité des Nations Unies, dû au fait que deux membres permanents - la Russie et la Chine - ne permettent pas l'adoption d'une déclaration".

Niant ces accusations, les représentants permanents russe et chinois ont dit condamner par principe toute attaque de locaux diplomatiques.

Donald Trump a accusé l'Iran d'avoir "orchestré" l'attaque de l'ambassade. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le général iranien Qassem Soleimani, commandant de la force Al Qods chargée des opérations extérieures, a été tué par un drone américain à Bagdad.

Moscou et Pékin exigent depuis que toute déclaration du Conseil de sécurité au sujet de l'attaque de l'ambassade américaine à Bagdad porte également sur les faits qui ont suivi.

"Nous avons assisté à d'autres événements, en particulier l'initiative unilatérale des Etats-Unis", a déclaré à la presse l'ambassadeur de Chine aux Nations unies, Zhang Jun. "Si le conseil doit faire quelque chose, il faut une couverture complète."

"Le communiqué de presse était presque prêt. Il a été accepté, au moins par nous et les États-Unis. Toutefois, le 3 janvier, il y a eu cette frappe à l'aéroport de Bagdad. Il est impossible de l'ignorer et ne pas en tenir compte dans le contexte général", a quant à lui estimé son homologue russe, Vassili Nebenzia.

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