Nucléaire: Paris « déconstruit » la non-prolifération, selon l’ICAN

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Le discours du président Macron sur la dissuasion nucléaire est en rupture avec le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dont la France est signataire, a estimé vendredi la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

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Le discours du président Macron sur la dissuasion nucléaire est en rupture avec le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), dont la France est signataire, a estimé vendredi la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN).

La France « invite des pays européens à entrer dans une politique de dissuasion nucléaire, donc on va à l’encontre de ce traité qui est la pierre angulaire des règles juridiques sur les armes nucléaires », a estimé auprès de l’AFP Jean-Marie Collin, porte-parole d’ICAN France.

Selon lui, « la France déconstruit véritablement le régime international de non-prolifération nucléaire ».

L’ICAN, prix Nobel de la paix 2017, dénonce par ailleurs un chef de l’Etat « qui fait toute une critique vis à vis du Traité d’interdiction des armes nucléaires » (TIAN).

« En temps que président, il accepte l’idée de pouvoir utiliser ces armes, sinon la dissuasion nucléaire n’est pas crédible. Donc il accepte d’aller à l’encontre du droit international humanitaire », a poursuivi le porte-parole.

Dans un discours qui fait figure d’exercice imposé pour chaque président français, le chef des armées et décideur ultime du feu nucléaire a mis l’accent vendredi sur les enjeux européens et sur le débat moral autour de l’arme nucléaire.

La France, qui prône une dissuasion « strictement suffisante », a « réduit la taille de son arsenal, aujourd’hui inférieur à 300 armes nucléaire », a souligné Emmanuel Macron.

« Jamais personne n’a pu expliquer ce qu’était la stricte suffisance ! », a répondu le responsable d’ICAN.

« Qui fixe la stricte suffisance par rapport aux conditions géopolitiques ? », a-t-il poursuivi notant que le nombre global d’armes n’avait que très peu évolué depuis 15 ans. « On nous annonce que les prochaines années vont être terribles, donc il y a une certaine incohérence sur cette notion de stricte suffisance ».

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