Nucléaire iranien: le nouveau rapport de l'AIEA inquiète

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Dans son nouveau rapport, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a émis de «sérieuses inquiétudes» concernant le programme nucléaire iranien. Des conclusions qui accentuent les préoccupations de la communauté internationale.

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Le nouveau rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) «aggrave sérieusement les préoccupations actuelles sur la nature du programme nucléaire iranien», a indiqué, mercredi 9 novembre, une porte-parole de la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton.

Dans ce rapport rendu public mardi, l'AIEA a émis de «sérieuses inquiétudes» concernant le programme nucléaire iranien, s'appuyant sur des informations «cohérentes et crédibles» indiquant que Téhéran a travaillé à la mise au point de l'arme atomique en dépit de ses dénégations répétées.

Le rapport montre «fortement l'existence d'un programme complet de développement à part entière d'armes nucléaires en Iran», a déploré la porte-parole de Mme Ashton, Maja Kocijancic, qui est par ailleurs négociatrice du groupe des Six (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne) sur le dossier du nucléaire iranien. Cette dernière a également noté que l'AIEA avait «confirmé» que l'Iran se livrait toujours à ses activités d'enrichissement de l'uranium.

L'UE va travailler avec ses partenaires pour élaborer une «réaction adéquate» à la publication de ce rapport. De leur côté, les États-Unis ont assuré qu'ils allaient augmenter la pression sur Téhéran et peut-être réclamer de nouvelles sanctions. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a quant à lui estimé que la saisine du Conseil de sécurité de l'ONU s'imposait.

En réaction, Téhéran a accusé le chef de l'AIEA d'avoir commis une «erreur historique» en publiant ce rapport. L'Iran «n'abandonnera jamais ses droits légitimes» mais en «pays responsable» continuera à «respecter ses obligations dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire», qui prévoit la supervision de ses activités par l'agence, a affirmé le représentant iranien auprès de l'AIEA, Ali Asghar Soltanieh.

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