Vaccination: remous dans le groupe de la députée controversée Martine Wonner

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Les propos polémiques de la députée Martine Wonner contre les vaccins ARN ou la « dictature » sanitaire provoquent des remous dans son groupe parlementaire Libertés et Territoires: la députée Sylvia Pinel a décidé de se mettre en retrait pour protester.

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Les propos polémiques de la députée Martine Wonner contre les vaccins ARN ou la « dictature » sanitaire provoquent des remous dans son groupe parlementaire Libertés et Territoires: la députée Sylvia Pinel a décidé de se mettre en retrait pour protester.

« Je suis extrêmement choquée par les propos de Martine Wonner sur la crise sanitaire. Je considère dangereux qu’une élue puisse relayer tant de contrevérités », souligne mardi Sylvia Pinel auprès de l’AFP.

La députée du Tarn-et-Garonne reste toutefois apparentée à ce groupe composite Libertés et Territoires, dont elle fut l’une des cofondatrices et vice-présidente.

« J’espère que mes collègues réagiront et prendront des sanctions contre elle », ajoute Mme Pinel, membre du Parti radical de gauche et ancienne ministre du Logement durant le quinquennat de François Hollande.

« J’ai encore des séquelles du Covid que j’ai contracté en octobre. Si j’avais pu être vaccinée à l’époque, je n’aurais peut-être pas de telles séquelles. Mais ma position n’est pas liée à mon cas personnel. C’est pour les soignants, pour les personnes âgées en Ehpad. Je suis une progressiste, je crois à la science », insiste la députée.

« Dans l’intervention du président Emmanuel Macron lundi soir, autant je suis très réticente quant à ses propos sur le plan économique et social, autant je souscris totalement à son intervention sur la vaccination », ajoute Sylvia Pinel.

A son tour, Martine Wonner a annoncé mardi matin se mettre en retrait du groupe, tout en restant apparentée, a indiqué Libertés et Territoires, composé de 18 élus.

Selon son groupe, c’est une manière de « pacifier les choses. On avait évoqué avec elle cette mise en retrait la semaine dernière. La liberté de parole des parlementaires fait partie de notre ADN. Après, on avait dit à Martine qu’il y avait des formules plutôt contre-productives. »

Ancienne LREM, psychiatre de formation, Martine Wonner a régulièrement alimenté les polémiques ces derniers mois avec ses propos controversés durant la crise sanitaire et régulièrement repris dans la sphère complotiste.

Dans l’hémicycle, la députée du Bas-Rhin avait suscité de nombreuses critiques en estimant que le port du masque « ne sert à rien » ou en relayant un protocole anti-Covid contesté par l’Ordre des médecins faute de preuves scientifiques et jugé « dangereux » par le collectif médical « No Fake Med ».

Lors d’un rassemblement, en extérieur et sans masque dans le Finistère, elle avait également qualifié les vaccins à ARN messager « d’espèce de cochonnerie génétiquement modifiée ».

Lundi soir, après l’intervention d’Emmanuel Macron sur la vaccination obligatoire des soignants et l’extension du pass sanitaire, elle a fustigé un « président en perdition » et a appelé à dire « stop à la dictature ».

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

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