Eolien: pollution maritime « significative » en baie de Saint-Brieuc

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Un navire de forage impliqué dans la construction d’un parc éolien en mer a provoqué une « pollution d’ampleur significative » en baie de Saint-Brieuc et les promoteurs du projet ont été convoqués par la ministre de la Transition écologique.

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Un navire de forage impliqué dans la construction d’un parc éolien en mer a provoqué une « pollution d’ampleur significative » en baie de Saint-Brieuc et les promoteurs du projet ont été convoqués par la ministre de la Transition écologique.

« Je ne tolérerai aucune négligence dans le déploiement des parcs éoliens en mer », a déclaré la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili sur Twitter, en annonçant qu’elle convoquait « les responsables d’Iberdrola, constructeur du parc de Saint-Brieuc, pour qu’ils s’expliquent sur la situation. »

Le rendez-vous est prévu à 11h45, selon le ministère.

Le navire, baptisé « Aeolus » et appartenant à la société néerlandaise Van Oord, a déclaré « une fuite d’huile de 100 litres », lundi à 06h30, selon un communiqué de la préfecture maritime de l’Atlantique.

« Il s’agit d’huile hydraulique qui sert au système de forage », a-t-on précisé de même source.

La pollution, située à une dizaine de miles nautiques (18,5 km) au nord d’Erquy (Côtes d’Armor), observée par satellite et par un avion des Douanes lundi, a provoqué une nappe de 8,6 nautiques de long (15,9 km) et 1,5 nautique de large (2,8 km), selon la préfecture maritime.

Un surveillance était en cours mardi matin, avec le survol d’un Falcon 50 au-dessus de la zone.

« Face à cette pollution d’ampleur significative », la préfecture maritime indique avoir « rapidement transmis les éléments observés au procureur de la République de Brest, à présent en charge du dossier ».

Sur demande du préfet, le Bâtiment de Soutien et d’Assistance Affrétés (BSAA) « Sapeur », qui a appareillé dans la nuit de Brest, est arrivé sur zone vers 9H30, avec 300 mètres de barrage, des boudins absorbants et un système de récupération pour aspirer le polluant.

La société Ailes Marines, filiale de l’espagnol Iberdrola qui construit le parc éolien, a indiqué à la préfecture que le navire en cause devait quitter la baie de Saint-Brieuc mardi matin « et rejoindre un port hollandais pour y conduire des vérifications sur les équipements de forage », selon le communiqué de la préfecture. L’« Aeolus » était toujours en baie de Saint-Brieuc mardi vers 11H30, selon le site MarineTraffic.

« La baie de Saint-Brieuc n’est pas un laboratoire à ciel ouvert où des industriels viendraient tester des outils et polluer l’environnement marin », a dénoncé dans un communiqué le comité départemental des pêches des Côtes d’Armor. Les pêcheurs et leurs représentants annoncent qu’ils iront « porter plainte contre la société Ailes Marines » dès mardi, selon la même source.

Le parc éolien en mer de Saint-Brieuc doit être érigé à 16,3 kilomètres au large des côtes bretonnes. D’une capacité totale de 496 MW, avec 62 éoliennes, il est censé produire 1.820 GWh par an, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 835.000 habitants, selon son promoteur, Ailes Marines. Sa mise en service est prévue fin 2023.

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