En plein retrait militaire, foyer de Covid-19 à l’ambassade américaine à Kaboul

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L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a ordonné un confinement strict de son personnel après l’apparition d’un « important » foyer de cas de Covid-19, en plein retrait des soldats américains d’Afghanistan.

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L’ambassade des Etats-Unis à Kaboul a ordonné un confinement strict de son personnel après l’apparition d’un « important » foyer de cas de Covid-19, en plein retrait des soldats américains d’Afghanistan.

Selon une note interne, 114 employés de la mission diplomatique ont contracté le nouveau coronavirus et « sont placés à l’isolement », tandis qu’une personne est décédée et « plusieurs autres ont fait l’objet d’une évacuation médicale ».

Le porte-parole du département d’Etat américain, Ned Price, a confirmé le décès d’un employé local de l’ambassade, et l’existence d’un « important foyer de Covid-19 à l’ambassade », au moment où « l’Afghanistan connaît une intense troisième vague » de la pandémie.

« Les unités de soins intensifs de l’hôpital militaire sont saturées, contraignant nos unités sanitaires à mettre en place des salles Covid-19 temporaires au sein du complexe » de l’ambassade « pour prendre soin des patients nécessitant de l’oxygène », peut-on lire sur le document interne.

« Avec effet immédiat, tout le personnel du complexe est confiné dans ses quartiers », annonce l’ambassade, qui permet uniquement à ses diplomates et employés d’en sortir, « seuls », pour aller chercher à manger ou faire de l’exercice à l’extérieur.

Elle prévient que les personnes ne respectant pas ces restrictions pourront subir des sanctions, voire être renvoyées de la mission « par le premier vol disponible ».

Ned Price a expliqué que 95% de ces cas de coronavirus avaient été enregistrés parmi des personnes qui n’ont pas encore été entièrement vaccinées, tout en assurant que les doses nécessaires étaient « disponibles pour tous les membres de l’équipe » de l’ambassade à Kaboul comme pour « tous » les employés de la diplomatie américaine « à travers le monde ». Il a toutefois confirmé que le vaccin n’était pas obligatoire.

L’ambassade invite donc ses employés à se faire vacciner, même si elle affirme que plus de 90% de son personnel local afghan ou non-américain a déjà reçu au moins une dose.

Ce foyer épidémique est apparu après que le département d’Etat américain a ordonné en avril le départ de son personnel non essentiel en Afghanistan, en raison d’un regain de violence et de risques accrus à Kaboul.

« Au moment où le retrait des militaires américains s’accélère, les attaques contre les forces afghanes et de la coalition internationale s’intensifient et les Etats-Unis tentent d’établir une présence stable et positive en Afghanistan après le retrait, les dommages pour notre sécurité nationale et nos intérêts nationaux sont potentiellement graves », a estimé la principale association représentant les diplomates américains, l’AFSA, dans un communiqué.

Ella a exhorté le gouvernement américain à « exiger » que tout le personnel des missions diplomatiques à l’étranger, « y compris les employés locaux et de pays tiers », soient « pleinement vaccinés contre le Covid-19 ». Selon l’association, le vaccin doit être une « condition à leur présence physique sur le lieu de travail ».

Une partie du pays vit dans la crainte de victoires militaires des talibans depuis que le président des Etats-Unis Joe Biden a décidé de retirer tous les soldats américains au plus tard le 11 septembre 2001, pour le vingtième anniversaire des attentats à New York et Washington, qui avaient provoqué l’intervention en Afghanistan.

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