Bolivie: manifestion contre la victoire de Luis Arce à la présidentielle

Par

Plusieurs centaines de personnes mécontentes de la victoire du candidat de gauche Luis Arce à l’élection présidentielle bolivienne ont manifesté mardi à Santa Cruz, dans l’est de la Bolivie.

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Plusieurs centaines de personnes mécontentes de la victoire du candidat de gauche Luis Arce à l’élection présidentielle bolivienne ont manifesté mardi à Santa Cruz, dans l’est de la Bolivie.

M. Arce, candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) de l’ancien président Evo Morales, a remporté dimanche dès le premier tour l’élection présidentielle, battant largement son principal adversaire, l’ancien président centriste Carlos Mesa.

« C’est une fraude, comme ce qu’a toujours fait Evo Morales », a affirmé à l’AFP Yeni, une participante à la manifestation qui se tenait à Santa Cruz, ville la plus riche de Bolivie et bastion d’un candidat de droite également battu au premier tour, Luis Fernando Camacho.

La victoire de Luis Arce « est comme une gifle », a dit un autre manifestant, Yasmani Acosta.

Carlos Mesa a reconnu sa défaite, et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué des « élections pacifiques », appelant tous les responsables politiques boliviens à travailler pour la « réconciliation nationale ».

M. Arce, héritier politique d’Evo Morales, qui vit en exil en Argentine depuis sa démission en 2019, a remporté la présidentielle au premier tour avec plus de 53% des voix, devançant M. Mesa (29%) et M. Camacho (14%), selon des résultats officiels partiels portant sur 84% des suffrages, alors que le dépouillement se poursuivait mardi soir.

Le triomphe de M. Arce a surpris nombre de Boliviens car les sondages prévoyaient un second tour entre lui et Carlos Mesa.

M. Camacho a pour sa part exprimé des doutes sur le résultat. « Nous vivons des moments d’incertitude créés par une très mauvaise administration du processus électoral », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

M. Camacho avait été l’un des leaders de la campagne massive de protestation qui avait abouti en 2019 à la démission d’Evo Morales.

Le président socialiste venait d’être déclaré vainqueur de l’élection présidentielle où il s’était présenté pour obtenir un quatrième mandat. Mais l’opposition considérait que l’élection était marquée par des fraudes.

Des troubles avaient alors fait plus de 30 morts et 800 blessés, selon l’ONU. Finalement, M. Morales, lâché par la police et par l’armée, avait démissionné et quitté la Bolivie. Il vit actuellement en Argentine.

Après sa démission, un pouvoir intérimaire s’était mis en place, dirigé par une sénatrice de droite, Jeanine Añez. Celle-ci a retiré sa candidature à l’élection présidentielle peu avant le scrutin.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous