Un soldat azerbaïdjanais tué dans un échange de tirs avec les forces arméniennes

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Un soldat azerbaïdjanais a été tué et trois soldats arméniens ont été blessés vendredi dans un nouvel incident entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie depuis la fin de la guerre qui les a opposés l’année dernière dans le Nagorny-Karabakh, selon des bilans officiels.

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Un soldat azerbaïdjanais a été tué et trois soldats arméniens ont été blessés vendredi dans un nouvel incident entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie depuis la fin de la guerre qui les a opposés l’année dernière dans le Nagorny-Karabakh, selon des bilans officiels.

Ce nouveau conflit, qui a éclaté en septembre 2020, faisant plus de 6.500 morts, s’est terminé six semaines plus tard par un cessez-le-feu parrainé par Moscou et la cession par l’Arménie de territoires qu’elle contrôlait depuis le début des années 1990 dans cette région disputée.

Ces derniers mois, les deux pays ont signalé des échanges de tirs le long de leur frontière commune, faisant craindre une résurgence du conflit.

« Le (vendredi) 23 juillet, à approximativement 16h00 (12h00 GMT), les forces arméniennes ont ouvert le feu sur des positions de l’armée azerbaïdjanaise dans la région de Kelbajar à la frontière arméno-azerbaïdjanaise », a déclaré le ministère de la Défense à Bakou dans un communiqué.

« Un militaire azerbaïdjanais a été tué par un tireur d’élite ennemi », a ajouté le ministère.

L’Arménie a de son côté accusé les soldats azerbaïdjanais d’avoir été à l’origine de l’incident par la voix de son ministre de la Défense, selon lequel « trois militaires arméniens ont été blessés dans des tirs intenses ».

Les affrontements se poursuivaient tard dans la soirée de vendredi, ont souligné les deux pays.

« Une fusillade est en cours dans le secteur de Kelbajar sur la frontière. Les unités de l’armée azerbaïdjanaise ripostent », a ainsi dit le ministère de la Défense à Bakou.

La poursuite des tirs « constitue une réel danger pour la vie, la santé et d’autres droits vitaux de la population civile », a quant à lui commenté sur Facebook le défenseur arménien des droits de l’homme Arman Tatoïan.

Plusieurs fois depuis le mois de mai, les tensions ont failli à nouveau dégénérer, l’Arménie accusant notamment les forces azerbaïdjanaises d’avoir franchi la frontière afin de « faire le siège » d’un lac à cheval sur les deux pays.

« Ceci est la terre de nos ancêtres, nous sommes sur nos terres », a martelé jeudi le président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliev sur la chaîne de télévision AzTV, parlant de territoires que l’Arménie considère comme rattachés à sa région de Syunik.

Ilham Aliev s’était dit le 20 mai prêt à des pourparlers de paix avec Erevan. Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian avait annoncé le même jour qu’un accord avec Bakou était en préparation concernant la délimitation et démarcation de leur frontière commune, sous l’égide de la Russie.

Peuplée majoritairement d’Arméniens, la région montagneuse du Nagorny-Karabakh, soutenue par Erevan, avait fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS, entraînant une guerre dans les années 1990 qui a causé la mort de 30.000 personnes et fait des centaines de milliers de réfugiés.

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