Sommet de l’UE: la Turquie déplore des conclusions « éloignées des attentes »

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La Turquie a exprimé sa déception vendredi concernant les conclusions du sommet européen critiquant Ankara pour ses atteintes à l’Etat de droit, déplorant en outre l’absence de progrès sur la modernisation d’un accord d’union douanière.

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La Turquie a exprimé sa déception vendredi concernant les conclusions du sommet européen critiquant Ankara pour ses atteintes à l’Etat de droit, déplorant en outre l’absence de progrès sur la modernisation d’un accord d’union douanière.

Lors d’un sommet du Conseil européen à Bruxelles, les dirigeants du bloc ont exprimé jeudi leur « préoccupation » concernant les atteintes aux droits fondamentaux en Turquie, en pleine dérive autoritaire du président Recep Tayyip Erdogan.

Ils ont aussi proposé de rallonger de plusieurs milliards d’euros l’aide financière fournie à la Turquie pour l’accueil de près quatre millions de Syriens.

Mais les critiques concernant l’Etat de droit et l’absence d’engagements concrets sur certains points, comme la modernisation de l’union douanière entre Ankara et l’Union européenne, ont déçu la Turquie, qui avait tendu un rameau d’olivier aux pays européens avant ce sommet.

« Les conclusions (du sommet européen) concernant la Turquie sont éloignées des mesures attendues et nécessaires », a ainsi réagi vendredi le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué.

« La Turquie a fait bien plus que ce qui lui incombait pour faire baisser les tensions et relancer le dialogue et la coopération », a ajouté le ministère, reprochant à l’UE son « absence de bonne volonté ».

Le ministère turc a aussi estimé que « réduire la coopération migratoire à ses aspects financiers est une grosse erreur » et appelé à une « coopération plus étroite ».

Les relations entre la Turquie et l’UE se sont fortement dégradées depuis 2016, notamment en raison de la répression implacable du président Erdogan contre toute forme de contestation après une tentative de putsch le visant.

Les missions d’exploration gazière menées par Ankara dans les eaux grecques et chypriotes en Méditerranée orientale, la présence de militaires turcs en Libye et le rapprochement entre la Turquie et la Russie ont aussi ajouté à ces tensions.

De plus en plus isolé sur le plan diplomatique et traversant des difficultés économiques, Ankara a cependant multiplié les appels au calme ces derniers mois.

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