Une enseignante vivant en Indonésie tuée près de Narbonne, son marie avoue

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Une enseignante française vivant en Indonésie a été tuée à « coups de couteau » près de Narbonne (Aude) et son mari de nationalité américaine, interpellé in extremis en zone d’embarquement de l’aéroport de Toulouse, a reconnu les faits, a indiqué samedi le parquet.

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Une enseignante française vivant en Indonésie a été tuée à « coups de couteau » près de Narbonne (Aude) et son mari de nationalité américaine, interpellé in extremis en zone d’embarquement de l’aéroport de Toulouse, a reconnu les faits, a indiqué samedi le parquet.

Au cours de la garde à vue, qui a été prolongée, l’homme a reconnu « les faits en indiquant avoir porté deux coups de couteau à son épouse », Laure Kruger, 52 ans, dans le village de Peyriac-de-mer, dans les Corbières maritimes près du littoral méditerranéen, précise la procureure Marie-Agnès Joly dans un communiqué.

« Compte tenu du lieu de vie habituel du couple, en Indonésie, celui-ci est inconnu des services d’enquête et des autorités judiciaires françaises, notamment pour violences conjugales ».

Le mari sera présenté dimanche à un juge d’instruction en vue de sa mise en examen.

Selon son profil LinkedIn, Laure Kruger enseignait le Français à la Jakarta Intercultural School. Elle vivait dans la capitale indonésienne depuis 2015 après avoir auparavant été en poste à Shanghaï (Chine), Le Caire et Hawaï (Etats-Unis) notamment.

Le couple devait repartir vendredi en Indonésie, où il résidait. Le père de la victime avait appelé la mairie de Peyriac-de-mer, inquiet de ne pas voir arriver sa fille et son gendre qui auraient dû lui rendre visite à Carcassonne avant leur départ. Le couple franco-américain avait depuis environ trois ans un appartement dans ce village au sud de Narbonne, où il résidait quelques semaines par an.

Alertés par la mairie, les gendarmes ont rapidement constaté que les objets personnels de la victime étaient « restés à la résidence secondaire du couple », selon le communiqué du parquet. Le corps de la victime, « dissimulé dans une bouche d’évacuation d’eau de pluie, sur la voie publique à 150 m de la résidence conjugale » a ensuite rapidement été découvert par les gendarmes.

« Les vérifications faites auprès de l’aéroport de Toulouse Blagnac permettront d’apprendre que le mari s’est embarqué seul sur un vol pour Jakarta et s’apprête à décoller. Aussitôt contactée par la gendarmerie, la police de l’air et des frontières interpelle l’homme en fin de matinée alors qu’il se trouve dans la zone d’embarquement de l’aéroport de Toulouse », selon la procureure.

Les investigations ultérieures seront menées par un juge d’instruction chargé d’éclairer notamment le contexte dans lesquels les faits se sont déroulés, selon le parquet.

Cette affaire porte à au moins 40 le nombre de féminicides présumés depuis le début de l’année, selon un décompte de l’AFP. En 2019, l’AFP a recensé au moins 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne.

Mediapart n’a pas participé à la rédaction de cette dépêche, qui fait partie du flux automatisé de l’Agence France-Presse (AFP). L’AFP est une agence de presse mondiale d’origine française fournissant des informations rapides, vérifiées et complètes sur les événements qui font l’actualité nationale et internationale, utilisables directement par tous types de médias. En savoir plus.

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