Nicaragua: un nouveau candidat à la présidentielle arrêté

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Un septième candidat déclaré à la présidence du Nicaragua, Noel Vidaurre, a été placé en résidence surveillée samedi, sous l’accusation « d’atteinte à la souveraineté » du pays, a annoncé la police, portant à 28 le nombre de membres de l’opposition détenus.

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Un septième candidat déclaré à la présidence du Nicaragua, Noel Vidaurre, a été placé en résidence surveillée samedi, sous l’accusation « d’atteinte à la souveraineté » du pays, a annoncé la police, portant à 28 le nombre de membres de l’opposition détenus.

Les arrestations d’opposants se sont multipliées à l’approche de la présidentielle du 7 novembre, lors de laquelle le président Daniel Ortega briguera, selon son parti, un quatrième mandat consécutif.

Sept candidats à la présidentielle sont désormais détenus ou placés en résidence surveillée: Noel Vidaurre, Cristiana Chamorro - la plus sérieuse adversaire du chef de l’Etat -, Arturo Cruz, Felix Maradiaga, Miguel Moral, Juan Sebastian Chamorro, et Medardo Mairena.

Avec M. Vidaurre, 66 ans, le commentateur Jaime Arellano a également été placé en résidence surveillée. Ils sont tous deux accusés « d’atteinte à l’indépendance, à la souveraineté, à l’autodétermination et à l’incitation à une intervention étrangère », selon un communiqué de la police.

Noel Vidaurre voulait se présenter sous la bannière de l’Alliance des citoyens pour la liberté (CXL - Liberté).

Le dépôt officiel des candidatures aura lieu du 28 juillet au 2 août. Mais au Nicaragua, une personne qui est sous le coup d’une enquête ou d’une arrestation ne peut se présenter à une élection.

D’abord à la tête de la Junte de gouvernement, issue de la Révolution de 1979, M. Ortega a été élu président en 1984. Il a été élu à nouveau en 2007 puis systématiquement réélu.

Le vaste coup de filet contre l’opposition a suscité un tollé international. Daniel Ortega est accusé de vouloir s’assurer d’avoir le champ libre pour un quatrième mandat, malgré son impopularité.

« Le jour où les électeurs nicaraguayens confirment leur inscription, Ortega et Murillo arrêtent deux autres opposants politiques », a réagi sur Twitter la responsable du département d’Etat pour les Amériques Julie Chung.

« Le candidat Noel Vidaurre et le journaliste Jaime Arellano ne sont que les dernières victimes d’une campagne méprisable visant à criminaliser l’opposition pacifique », a-t-elle ajouté.

Le président nicaraguayen affirme que les opposants arrêtés ne sont ni des « candidats », ni des « politiques », mais des « criminels » qui cherchent à le renverser avec l’aide financière des Etats-Unis.

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