Tir de flashball à Montpellier: rétropédalages policiers

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So Foot revient sur les circonstances du tir de flashball par un policier qui a gravement blessé à l'œil un jeune supporter montpelliérain de 22 ans, surnommé «Casti», vendredi 22 septembre.

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Dans un article très documenté, So Foot revient sur les circonstances du tir de flashball par un policier qui a gravement blessé à l'œil un jeune supporter montpelliérain de 22 ans, surnommé « Casti », vendredi 22 septembre, avant le match Montpellier-Saint-Étienne. Le magazine sportif met à mal la version policière de cette bavure, qui n'a cessé d'évoluer depuis vendredi.

Il raconte ainsi comment les autorités ont d'abord tenté de mettre l'intervention policière sur le compte de heurts entre supporters montpelliérains et stéphanois, heurts qui n'ont jamais eu lieu. Puis un commissaire divisionnaire a mis en doute le lien entre la blessure de Casti et le tir de flashball, évoquant « l’éclat d’une bombe agricole lancée par un supporter violent ». Enfumage total, à en croire So Foot puisque la seule détonation entendue provenait d'une grenade de désencerclement. Devant le démenti du médecin légiste, les pouvoirs publics clament ensuite que l'œil du jeune homme est sauvé. Là encore, faux, « on apprend par les médecins qu’il faudrait attendre 15 jours pour se prononcer sur la capacité de Florent à recouvrer entièrement la vue », explique So Foot.

Même sur l'origine des échauffourées, la version policière semble très fragile. Le procureur de la République de Montpellier avait d'abord prétendu que les policiers de la BAC avaient été pris à partie aux abords du stade après avoir voulu contrôler un homme interdit de stade et que le policier tireur avait agi en situation de légitime défense. Première rectification, l'homme poursuivi n'était pas interdit de stade, mais seulement porteur d'un fumigène éteint. Et selon les supporters témoins, « c’est le tir qui a provoqué les échauffourées, en voyant la gravité de la blessure de Florent, les gens étaient révoltés ». À ce niveau-là, on peut parler de stratégie de désinformation des pouvoirs publics.

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