Tunisie: l’UE appelle au retour rapide de « la stabilité institutionnelle »

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L’Union européenne a appelé mardi au « rétablissement de la stabilité institutionnelle dans les meilleurs délais » en Tunisie après la suspension des activités du Parlement et le limogeage du Premier ministre par le président Kais Saied.

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L’Union européenne a appelé mardi au « rétablissement de la stabilité institutionnelle dans les meilleurs délais » en Tunisie après la suspension des activités du Parlement et le limogeage du Premier ministre par le président Kais Saied.

« Nous appelons à la reprise de l’activité parlementaire, au respect des droits fondamentaux et à l’abstention de toute forme de violence (...) La préservation de la démocratie et la stabilité du pays sont des priorités », a affirmé le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

« L’Union européenne suit avec la plus grande attention l’évolution de la situation en Tunisie. L’ancrage démocratique du pays, le respect de l’Etat de droit, de la Constitution et du cadre législatif doivent être préservés tout en restant à l’écoute des volontés et aspirations du peuple tunisien », a averti le représentant européen.

Il a rappelé « le soutien considérable de l’Union européenne et de ses Etats membres à la Tunisie dans le contexte d’une crise pandémique et économique d’envergure ».

Le président Kais Saied a limogé lundi le ministre de la Défense, au lendemain de sa décision de suspendre les activités du Parlement et de limoger le Premier ministre Hichem Mechichi après une journée des manifestations dans le nombreuses villes du pays contre la gestion de la pandémie.

Ces événements ont suscité l’inquiétude de la communauté internationale, consciente de la fragilité de la démocratie tunisienne, un peu plus de dix ans après la mobilisation du Printemps arabe.

La Tunisie est considérée comme le seul pays à avoir vraiment réussi une transition démocratique à la suite de cette vague de soulèvements dans les pays arabes, qui avait provoqué la chute en janvier 2011 du régime autoritaire de Ben Ali.

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