Eolien en mer: « épanchement de fluide hydraulique » lors de forages en baie de Saint-Brieuc

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Un « épanchement de fluide hydraulique » a été observé mercredi matin sur un navire, l’Aeolus, chargé des forages pour la construction du parc éolien en baie de Saint-Brieuc et le forage a été « stoppé », a annoncé mercredi soir le porteur de projet, Ailes Marines, filiale du groupe espagnol Iberdrola.

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Un « épanchement de fluide hydraulique » a été observé mercredi matin sur un navire, l’Aeolus, chargé des forages pour la construction du parc éolien en baie de Saint-Brieuc et le forage a été « stoppé », a annoncé mercredi soir le porteur de projet, Ailes Marines, filiale du groupe espagnol Iberdrola.

« Lors de la remontée de l’outil (de forage, ndlr), il a été observé un épanchement de liquide hydraulique de type "Panolin HLP SYNTH 46" sur le pont du navire et dans le milieu marin », a fait savoir, dans un communiqué, Ailes Marines. Cet incident intervient après une précédente fuite en juin.

« Les travaux sont suspendus dans l’attente d’une présentation à la préfecture maritime d’une analyse de la cause de cet incident et des mesures correctrices prises en conséquence pour éviter son renouvellement », a annoncé dans la soirée la préfecture maritime.

« Trois navires de surveillance ont été déployés sur zone », dont deux pour rechercher d’éventuelles traces d’irisation en surface ou procéder à des prélèvements d’eau de mer à proximité de l’Aeolus, selon Ailes Marines. Par ailleurs, ces deux navires, l’un « équipé de boudins absorbants » et le second « d’un barrage ?ottant, sont intervenus en prévention à proximité » de l’Aeolus, a indiqué la société.

« Ailes Marines a procédé à deux survols de la zone par hélicoptère. Les équipes n’ont pas constaté la présence d’irisation ni la constitution de nappes dans le milieu marin. De leur côté, les autorités maritimes ont également effectué un survol de la zone. Les moyens nautiques et aériens mobilisés par Ailes Marines poursuivront à titre préventif durant plusieurs jours leur mission de surveillance en collaboration avec les autorités maritimes », indique Ailes Marines.

Une patrouille navale et une aérienne « n’ont (pas) détecté visuellement de pollution autour ou à proximité de l’Aeolus. Un deuxième survol réalisé en fin d’après-midi confirmait l’absence de rejet visible », selon la préfecture maritime qui maintient une surveillance nautique et aérienne sur zone.

« En lien avec le parquet maritime de Brest, une équipe d’enquêteurs de la gendarmerie maritime s’est rendue à bord de l’Aeolus dans l’après-midi pour procéder aux premières investigations », précise la préfecture maritime.

Propriété de la société néerlandaise Van Oord, l’Aeolus avait déjà connu à la mi-juin une fuite évaluée à 170 litres d’huile hydraulique. Le navire avait alors regagné son port d’attache aux Pays-Bas pour des travaux de réparation et de vérification. Il avait repris les forages dans la baie de Saint-Brieuc il y a deux semaines.

Lors de cet incident, Ailes Marines avait évoqué un « problème technique » ayant « entraîné l’écoulement de fluide hydraulique (...) utilisé dans les systèmes de guidage des foreuses ». Cette fois, ailes Marines rapporte « un incident technique (...) constaté sur l’une des trois foreuses du navire ».

En plus des autorités maritimes, le Cedre (Centre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) a été prévenu de l’incident. Ce dernier « a fourni aux équipes techniques d’Ailes Marines la modélisation de l’incident et la carte des zones à contrôler par moyens aérien et nautique », précise le communiqué d’Ailes Marines.

Le parc éolien de la baie de Saint-Brieuc, qui soulève une vive opposition des pêcheurs côtiers, doit être érigé à 16,3 kilomètres de la côte. D’une capacité totale de 496 MW, avec 62 éoliennes, il est censé produire 1.820 GWh par an, l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 835.000 habitants, selon Ailes Marines. Sa mise en service est prévue fin 2023.

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