Iran: l’expérience montre que « faire confiance à l’Occident ne fonctionne pas », selon Khamenei

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Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé mercredi que l’expérience du gouvernement sortant en matière de dialogue avec les grandes puissances et les Etats-Unis montrait que « faire confiance à l’Occident ne fonctionnait pas ».

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Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé mercredi que l’expérience du gouvernement sortant en matière de dialogue avec les grandes puissances et les Etats-Unis montrait que « faire confiance à l’Occident ne fonctionnait pas ».

Principal succès diplomatique du président sortant Hassan Rohani, l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances a accordé à la République islamique un allègement des sanctions internationales en échange de limites sur son programme atomique.

Mais l’accord a été torpillé en 2018 par l’ancien président américain, Donald Trump, les Etats-Unis s’en étant retirés unilatéralement et ayant réimposé des sanctions punitives à l’Iran.

« Les générations futures devraient se servir de cette expérience. Il est apparu clairement au cours du mandat de ce gouvernement que faire confiance à l’Occident ne fonctionne pas », a déclaré M. Khamenei à M. Rohani et aux membres de son cabinet, selon le site officiel du guide suprême.

L’Iran est en discussion depuis avril à Vienne avec les grandes puissances, et indirectement avec les Etats-Unis, afin de relancer l’accord, mais les négociations semblent bloquées jusqu’à la fin du mandat de M. Rohani qui expire début août.

« A chaque fois que vous avez reporté des problèmes pour des questions d’accords avec l’Occident, l’Amérique et autres (...) vous étiez bloqué et ne pouviez pas progresser parce qu’ils ne vous aident pas. Ils sont l’ennemi après tout », a ajouté le guide.

M. Rohani doit céder le pouvoir la semaine prochaine à l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi, vainqueur de la présidentielle de juin.

Le successeur de M. Trump, Joe Biden, a fait savoir qu’il était prêt à revenir sur l’accord et a entamé des négociations indirectes avec l’Iran, alors que les autres parties à l’accord --Allemagne, Grande-Bretagne, Chine, France et Russie-- négocient à Vienne. Ils ont tenu six cycles de négociations, dont le dernier s’est achevé le 20 juin sans fixer de date pour un nouveau cycle.

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