Nouvelle arrestation d’un opposant au Nicaragua, une trentaine au total

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La police nicaraguayenne a annoncé avoir arrêté le politologue José Peraza accusé d’« atteinte à l’indépendance et à la souveraineté », ce qui porte à 29 le nombre d’opposants arrêtés à l’approche des élections de novembre.

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La police nicaraguayenne a annoncé avoir arrêté le politologue José Peraza accusé d’« atteinte à l’indépendance et à la souveraineté », ce qui porte à 29 le nombre d’opposants arrêtés à l’approche des élections de novembre.

Peraza, qui a été arrêté lundi soir, « fait l’objet d’une enquête pour avoir commis des actes portant atteinte à l’indépendance et à la souveraineté », selon le communiqué de la police.

Le politologue est membre du conseil d’administration d’une formation d’opposition (UNAB), composée d’organisations de la société civile participantes aux manifestations antigouvernementales de 2018 qui ont fait 328 morts, selon des organisations de défense des droits humains.

Près de trois mois avant les élections, le gouvernement de Daniel Ortega compte 29 opposants arrêtés, dont sept candidats à la présidence : Cristiana Chamorro, Arturo Cruz, Félix Maradiaga, Juan Sebastián Chamorro, Miguel Mora, Medardo Mairena et Noel Vidaurre.

Le dépôt officiel des candidatures aura lieu du 28 juillet au 2 août. Mais au Nicaragua, une personne qui est sous le coup d’une enquête ou d’une arrestation ne peut se présenter à une élection.

D’abord à la tête de la Junte de gouvernement, issue de la Révolution de 1979, M. Ortega a été élu président en 1984. Il a été élu à nouveau en 2007 puis systématiquement réélu.

Le vaste coup de filet contre l’opposition a suscité un tollé international. Daniel Ortega est accusé de vouloir s’assurer d’avoir le champ libre pour un quatrième mandat, malgré son impopularité.

Le président nicaraguayen affirme que les opposants arrêtés ne sont ni des « candidats », ni des « politiques », mais des « criminels » qui cherchent à le renverser avec l’aide financière des Etats-Unis.

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