Le Nicaragua naturalise un ex-président du Salvador pousuivi par la justice

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Le Nicaragua a donné la nationalité nicaraguayenne à l’ex-président salvadorien Salvador Sanchez Ceren, poursuivi pour corruption et fuyant la justice de son pays, a annoncé vendredi le Journal officiel nicaraguayen.

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Le Nicaragua a donné la nationalité nicaraguayenne à l’ex-président salvadorien Salvador Sanchez Ceren, poursuivi pour corruption et fuyant la justice de son pays, a annoncé vendredi le Journal officiel nicaraguayen.

« La nationalité nicaraguayenne est conférée au citoyen Salvador Sanchez Ceren, originaire du Salvador », écrit le JO nicaraguayen La Gaceta.

M. Sanchez Ceren est le deuxième ex-président du Salvador à obtenir la nationalité nicaraguayenne, après la naturalisation en 2019 de Mauricio Funes (2009-2014), également recherché par la justice salvadorienne pour corruption.

La Constitution du Nicaragua interdit l’extradition de ses citoyens.

La Gaceta annonce également la naturalisation de l’épouse de M. Sanchez Ceren, Rosa Margarita Villalta, ainsi que de sa fille Claudia Lissete.

Les deux anciens chefs d’Etat salvadoriens sont membres du parti Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN, ex-guérilla marxiste), dans l’opposition après la victoire écrasante du parti du président salvadorien Nayib Bukele aux législatives de février.

La justice salvadorienne a émis mercredi un mandat d’arrêt international à l’encontre de M. Sanchez Ceren. L’ex-président est recherché pour son implication présumée dans une affaire d’enrichissement illégal et de blanchiment d’argent qui porte sur la somme d’environ 350 millions de dollars, selon le parquet salvadorien.

Les autorités salvadoriennes avaient connaissance du départ de M. Sanchez Ceren au Nicaragua et, pour cette raison, un juge de San Salvador « a donné tout pouvoir à Interpol » pour le rechercher et le mettre à la disposition de la justice, avait dit la procureure Maricela Velasquez.

La justice salvadorienne a aussi émis un mandat d’arrêt international auprès d’Interpol contre quatre anciens ministres de l’ex-président Mauricio Funes, également en fuite. Cinq autres anciens membres de son gouvernement ont été arrêtés le 22 juillet et incarcérés.

« Tous les corrompus iront en prison. Ceux du passé, ceux d’aujourd’hui et ceux de l’avenir, même s’ils sont de notre propre parti. Ils tomberont tous », a promis le président salvadorien Nayib Bukele.

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