La SDJ des Echos ne veut pas de Beytout comme éditorialiste

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Alors que LVMH vient d'annoncer la nomination de l'ex-président-directeur général du groupe comme éditorialiste, la société des journalistes a décidé de s'opposer à «une décision qui viole les deux textes fondateurs qui protègent l'indépendance des rédactions du groupe».
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La rédaction des Echos ne souhaite pas le retour de Nicolas Beytout en son sein. Elle vient de lui signifier officiellement. Alors que l'actionnaire LVMH a annoncé la nomination de l'ex-président-directeur général du groupe comme éditorialiste, la société des journalistes (SDJ) a décidé, vendredi 30 septembre 2011, de s'opposer à «une décision qui viole les deux textes fondateurs qui protègent l'indépendance des rédactions du groupe» (lire le communiqué dans son intégralité).

L'accord du 21 septembre 2007 sur l'indépendance éditoriale, rappelle-t-elle, stipule dans son article 3.3 que «chaque directeur de la rédaction est responsable des recrutements, mobilités et promotions au sein de sa rédaction (y compris les éditorialistes et pigistes) dans le cadre du budget». Aussi, selon les journalistes, dans le cas présent, ce principe «n'est en rien respecté».

«En outre, poursuit la SDJ, dans la charte éthique des Echos, LVMH s'est engagé à ce que la tradition ‘non partisane' des Echos ne soit pas remise en question. Il n'est donc pas possible que Nicolas Beytout, dont l'engagement au côté de Nicolas Sarkozy est public, porte, dans et hors des publications, l'image des Echos

Par ailleurs, le SDJ du journal économique affirme prendre acte de la décision de LVMH de nommer Francis Morel au poste de PDG du groupe Les Echos. Ce dernier est l'ancien directeur général du Figaro.

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