Les associations dénoncent une approche punitive

Par Michel Henry

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le projet de loi sur l'asile et l'immigration est arrivé et « c'est encore pire que ce qu'on craignait », déplore Gérard Sadik (Cimade). En matière de droit d'asile, « il y a quelques carottes et beaucoup de bâtons », ajoute-t-il, à commencer par l'allongement du délai de rétention. Il était initialement question de le porter de 45 à 90 jours, mais le texte révélé mardi par le Gisti prévoit, notamment pour les étrangers qui font « obstruction » à la décision d'éloignement, une prolongation de 15 jours renouvelable trois fois, ce qui porte la durée possible à 135 jours.