«Ici c'est pas Bagdad, c'est Grigny. Vous allez voir !» Devant la gare du RER D, Basma Bensaïd s'enflamme, elle parle de «Jean-Luc» – «il me ressemble, il parle comme moi» –, de son quartier, la Grande Borne (Essonne) habitué à faire la une des journaux télévisés pour des voitures brûlées. Elle se souvient encore d'un article publié en 1998 dans Paris Match. «Ça s'appelait “la cité qui fait peur”. On aurait dit que j'habitais Bagdad.» Depuis trois ans, cette «Française de base culturelle tunisienne» comme elle se présente, milite au Parti de gauche et tente de ramener la politique dans son quartier. «Quand on sent des réticences des habitants, on leur dit d'aller voir les discours de Jean-Luc Mélenchon sur Dailymotion et Youtube. Il attire parce qu'il est cash. Ici on n'est pas gris, c'est noir ou blanc, et ça passe bien.»
Vous êtes abonné(e) Identifiez-vous
Pas encore abonné(e) ? Rejoignez-nous
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Mediapart.
Abonnez-vous