A Mayotte, des demandeurs d’asile yéménites livrés à eux-mêmes et désespérés

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«Je vis dans un conteneur, lâche Fadel d’un ton empli de résilience. Avant, nous étions trois ici. Mais les deux autres sont partis et un ami, lui aussi yéménite, m’a rejoint. » À 32 ans, ce demandeur d’asile yéménite n’aurait jamais cru vivre dans de telles conditions. « Quand il pleut, l’eau s’infiltre à l’intérieur. On paie 60 euros de loyer et 20 euros pour l’eau », poursuit-il, tout en enclenchant la vidéo de son téléphone, qui laisse entrevoir le tuyau et le rideau leur servant de douche à l’extérieur du conteneur, au milieu de la boue et des constructions de fortune.