Le Président, la France et le monde : fausse grandeur, vrai déclin

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Tous les commentaires

Jean-Louis Legalery Remaquable analyse. Ce qui est terrifiant, c'est que l'incohérence actuelle et le désordre idéologique, ou plutôt la carence idéologique, vont encore durer quatre ans, avec toutes les conséquences que cela engendre pour notre vie quotidienne et pour l'image de la France dans le monde. Fin juin 1968, on se disait que cette chambre gaulliste introuvable, fondée sur la peur de la jeunesse et de l'avenir, était ce qu'il y avait de pire. Erreur ! 40 ans plus tard, il y a bien pire. Déprimant !
Tous ces commentaires sont fort intéressants et permettent d'approfondir ma réflexion. Malheureusement j'ai pu constater que quoiqu'on fasse pour affiner sa pensée et prendre du recul, cela ne suffit pas pour faire changer les choses : ceux qui n'ont pas voté pour Sarkozy trouvent toujours plus d'évidence à la justesse de leur choix tout en respectant -douloureusement- la loi de la démocratie, et ceux qui ont voté Sarkozy sont toujours plus convaincus de leur bon choix j'allais dire "malgré" mais dois dire "avec" la politique actuelle, et revendiquent plus fort la démocratie (quoique...) Pour moi Sarkozy est une catastrophe -au sens propre du terme- catastrophe que je n'osais, ne pouvais croire concevable pour la France. Pure enfantillage je l'avoue car comment concevoir que l'inconcevable n'arrivera pas ? ... La France s'avère être bien moins belle que celle que je avais imaginée. Comme la vie. Et pourtant j'y tiens ... quoique moins aveuglément (si tant est que l'expérience est éclairante).
Jean-Louis Legalery Quant à Fottorino, j'ajouterai simplement que, lors de son premier éditorial, il a rendu un hommage appuyé à Minc, sans dire un mot de Dumay, président de la Société des Rédacteurs. Cela suffit à définir le personnage. Il y a des journalistes qui se tiennent droit et maintiennent haut l'honneur de leur profession, il y en a d'autres qui travaillent quotidiennement la souplesse de leur échine. Je ne crois pas que Fottorino et Elkabbach fassent partie de la première catégorie.
La première et la dernière fois que j'ai lu de l'écrit de Fottorino, il parlait des talons aiguilles de Ségolène Royal dans les bas quartiers du Chili. Je ne suis pas fan de SR mais j'ai trouvé que ce qui était bas, ce n'étaient pas les quartiers.
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  • 01/05/2008 10:35
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Edwy Plenel est de retour… pour notre plus grand plaisir ! article excellent.
Voila ce qu'il en coûte de voter pour un amateur , conseillé par des amateurs, comme lui sans cultute ou sans compréhension de l'histoire. Mais peut-on se lamenter sans fin sur l'abandon de ce qui fit jasdis notre grandeur. Nous aimons répéter a l'envi que nous sommes le pays des droits de l'homme, comme si les USA ou La Grande bretagne ne répétaient pas la même chose avec d'autres mots, l'un avec sa puissance et l'autre avec son influence culturelle. Ne devrait-on pas cesser de vouloir éclairer le monde quand nous trainons encore tant de féodalités et d'égoïsme dans notre société ? Il ne suffit plus d'illuminer la tour Eiffel ! En revanche le seul domaine ou nous aurions pu faire quelquechose - où il reste peut-être encore à faire - c'est l'Europe. Mais là encore, nous détruisons chaque jour le peu de considération que le monde nous concède encore par habitude. L'approfondissement de l'Europe et non son élargissement précipité, aurait pu enfin nous libérer du joug des américains qui, sans être d'infâmes oppresseurs, perpétuent la tradition impérialiste des Anglais mais avec des moyens autrement plus efficaces et importants. Oui Chirac a eu raison contre les USA sur l'Irak, mais le traité de Nice, qui aurait pu aussi bien être signé à Canossa, est un véritable sabotage du projet Européen et nos amis Anglais y règnent désormais en maîtres (mais pilotés de loin par les américains) sans en supporter les charges (Euro, espace Chengen, contribution financière....).
François Bonnet, notre directeur éditorial, estime que je donne trop de cohérence à une politique étrangère qui relève plutôt selon lui de l'opportunisme et de l'incompétence, la principale boussole du sarkozysme étant l'usage en politique intérieure des questions internationales Je n'y vois pas une énorme différence de point de vue. Il y a à la fois une cohérence et une incohérence. Ou plutôt l'incohérence de Nicolas Sarkozy qui ne sait pas très bien où il va - et qui révèle peut-être aussi comme il est dit dans l'article une peur du monde - et son incompétence le poussent à mener une réalpolitik qui a une cohérence avec elle même - pacte avec n'importe qui de Bongo à Poutine en passant par Kadhafi. Dit autrement, l'incohérence du Président qui n'a pas de vision le conduit à avoir in fine une cohérence globale. Pour moi les deux interprétations ne sont pas incompatibles.
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  • 01/05/2008 10:48
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Merci d'avoir mis en mots ce que beaucoup pensaient. Cette analyse me semble cohérente avec la phrase de Sarkozy rapportée par le Point et qui m'a tant choqué : "Finalement gouverner est plus facile que je ne pensais". Nous avons affaire à un président dépassé par sa fonction. Quant à l'évolution du journal le Monde....
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  • 01/05/2008 10:48
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Je ne voulais pas commencer par la fin, mais je préfère évacuer ce propos : ne parlez plus du Monde, pour ne pas faire croire que vous avez de la rancoeur , même s'il reste de la douleur ; j'étais un lecteur du Monde, et je l'ai quitté, constatant peu à peu une certaine "normalisation" ; oubliez le Monde, nous vous avons retrouvé ici. sarkozy (en miniscule) : quoi d'autre qu'un petit homme, sans âme, sans conviction, inculte,marchand de grosse ficelle. Mais il est tellement prévisible.Il doit simplement commencer à trouver le temps long, car il faudra "meubler" les 4 années à venir. Il doit lui tarder de refranchir les méandres de la Seine pour retrouver le neuf deux. Cet homme des tas (de copains, d'argent, de mensonges, de fantasmes), qui ne mériterait pas une révolution, finira-t-il par partir de honte, ou suscitera-t-il tellement d'exaspération qu'un immense sit-in (reste à trouver la couleur), qui durera le temps qu'il faut, aura raison de lui. Glorifions le courage des "sans papier travailleurs", prenons exemple, NOUS N'AVONS RIEN A PERDRE. Je me sens profondément déshonnoré que le monde (planète) puisse croire que cet homme nous représente. Je me sens profondément trahi par ceux qui se disent de Gauche, cette opposition inaudible, cacophonique, déboussolée. Alors que le Nord est clairement indiqué et que l'on sait qu'il faut aller dans l'autre direction. C'est en vrac que je vous livre ma pensée (je me réveille, mais je n'ai pas fait un mauvais rêve, je le vis). A vous lire plus souvent, c'est nécessaire et salvateur, mais il faudra un jour que ces éclairages donnent naissance à une autre voie.
Merci d'avoir écrit exactement ce que je pensais. j'aimerais témoigner sur la "CORRUPTION" de notre pays (oui mon pays la France dont j'ai honte aujourd'hui) et la MAFIA : difficile à croire ! malheureusement (et il y a dans ce mot le mot malheur) dans la ville où j'habite, des femmes et des hommes aujourd'hui QUI N'ONT PLUS RIEN A PERDRE effectivement mais qui eux, ont des papiers en règle pour vivre et travailler en France, voire la nationalité française ! sont obligés de payer des hommes politiques pour avoir un logement, des femmes sont obligées (!!!!) de donner leur corps aux intermédiaires de ces hommes politiques pour être assurées de quitter leur taudis avec leurs enfants...oui j'ai des preuves, des preuves irréfutables, des noms et je viens d'agir, mais j'ai peur pour moi, je l'avoue. Ces situations existent elles ailleurs ? Pourquoi ce silence ???? cette peur générale de dénoncer ces situations affreuses ???
De quoi parlez-vous ? peux-t-on vous aider ?
Cher dacor, je ne crois pas que je sois en position d'aider Katherine, mais je peux vous dire une chose: ce genre d'affirmations, je les crois, moi, tout simplement parce que j'ai connu personnellemnt une dame par ailleurs professionnelle et compétente, qui a obtenu son poste d'inspectrice du permis de conduire "en couchant", comme on dit. Ce sont des choses qui existent même en France, eh oui. Souhaitons que ce soit des cas isolés?
Il m'est impossible de souhaiter "des cas isolés". Il faut dénoncer la corruption quand on la rencontre sur son chemin, l'accepter c'est être corrompu soit-même ! Il est vrai qu'aujourd'hui, je fais partie des personnes "modestes" (euphémisme ploitique pour "pauvre"), c'est peut-être une conséquence de cet état d'esprit...
Vous avez parfaitement raison. Je me suis mal exprimé, je voulais dire "souhaitons que ce ne soient QUE des cas isolés", mais ce serait encore trop. Et savez-vous, cette histoire m'en a rappelé une autre, que j'avais soigneusement occulté – une indication sur le mécanisme psychologique qui nous fait "couvrir" cette gangrène – vous allez bondir encore plus haut et vous aurez raison: je me souviens d'un autre cas de "droit de cuissage" dont je fus le témoin silencieux en compagnie d'une dizaine d'autres personnes. Deux instructeurs de l'AFPA (encore une fois un organisme financé par nos impôts...) qui tripotaient les filles et qui ont aussi obtenu, hem, "vraiment beaucoup" si je puis m'exprimer ainsi, d'une des stagiaires.
C'est une sorte de chantage à l'examen de fin d'études, qui nous réduisait au silence. Aussi le fait que les victimes étaient choisies parmi celles qui n'étaient pas sympathiques au groupe. Un subtil cocktail de complicité avec ces instructeurs, sur d'autres sujets, qui nous amenait à fermer les yeux sur ce qui nous dégoûtait chez eux. C'en est encore plus monstrueux et pas du tout une excuse, j'en suis conscient.
Cher Dacor, si vous saviez comme je vois ce que vous voulez dire avec votre dernière remarque selon laquelle "être honnête ne paie pas". Mais vous n'êtes pas seul, et c'est vraiment encourageant, de savoir qu'il y a encore, qu'il y aura toujours, des gens comme vous qui gardent la tête haute et leur honneur intact.
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  • 01/05/2008 10:56
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Merci pour cette proposition d'analyse. Depuis 48heures je m'interrogeais sur l'attitude de Sarko face au pouvoir tunisien. Qu'a-t-on à gagner à s'abaisser ainsi devant un régime autoritaire d'un petit pays pauvre? Vendre 3 airbus? La Tunisie n'a même pas de ressources minières et ne doit représenter qu'une fraction de % de notre commerce extérieur. Vous proposez la piste de la lutte contre le terrorisme et l'immigration. C'est sans doute la bonne, mais tellement de courte vue que l'on a du mal à y croire. Sarko se met il à la place des jeunes Tunisien au chômage, qui ne peuvent ni s'exprimer, ni émigrer, ni fonder une famille dans de bonnes conditions ? Comment vont-ils ressentir la position et le discours de la France? N'est-ce pas le meilleur moyen de les envoyer dans les mosquées fondamentaliste. Malheureusement, Sarko ne se soucie pas de cette jeunesse tunisienne, ou marocaine, ou algérienne, ou africaine en général. Comme vous le proposez, il en a sans doute peur. Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
Tandis qu'Olivier qui précise qu'il vit à Francfort (c-a-d expertises, ouvertures, transculturalité, tout ça...), lui il n'a pas peur.
Bravo ! Magnifique et brillantissime analyse ! Je n'aime guère les congratulations, mais, vraiment, je ne peux qu'être d'accord avec Jean-Louis Legalery (9h35) ... et aussi avec Kalb (10h35) ! Désormais, je sais que MediaPart est voué(e) au succès....
Jean-Louis Legalery Mais les congratulations, ça ne fait pas de mal, grain de sel, sauf si on en abuse. Tout ceci prouve que nous avons tous bien fait de choisir MediaPart.
Cinq sur cinq, Jean-Louis Legalery. Je m'en souviendrai !
Eclairante analyse qui met en évidence l'inquiétante cohérence d'une dérive. Et pourtant, reste à la France, depuis longtemps et à jamais, "...sa diversité issue d'une histoire mêlée ( rappelée par la mort d'Aimé Césaire )...cette particularité de brasser dans ses héritages, fussent-ils douloureux, la très grande pluralité du monde, des cultures et des religions". Tout n'est pas perdu ! Accrochons-nous à la rare richesse de ce brassage et de ce métissage, préservons-la, développons-la, défendons-la sur tous les fronts. Elle dit autre chose du pays que nous habitons.
Oui, la politique étrangère de Sarkozy a la cohérence mentionnée dans l’article, mais encore plus large que ça : la boussole de l’UMP (Sarkozy ou Fillon ou d’autres, c’est pareil, ce n’est pas une question de personnes mais de repères politiques de l’UMP au pouvoir), c’est le libéralisme des néo-conservateurs US. Pour eux, le 11.09.01 a été une divine surprise qui a permis de faire de W Bush le chef de la Nation et de lancer la guerre en Irak, fabuleuse opération de diversion par rapport à sa politique intérieure, économique en particulier mais pas seulement, dont les Etats-Unis n’ont pas fini de payer le prix : effondrement définitif du dollar, faiblesse voire absence d’investissements dans les infrastructures vitales (Education, Santé, Transports, …) depuis 2000, endettements abyssaux de l’état fédéral, des collectivités locales US, des ménages, aveuglement écologique, misère sociale massive dans la «première » nation, … La principale focale de la politique intérieure de W Bush, Sarkozy, et ce qu’annonce Mc Cain, c’est une seule priorité d’action mise en œuvre réellement, massivement, immédiatement après l’accès au pouvoir : la baisse considérable des impôts de riches ( paquet fiscal aux Etats-Unis en 2000 puis 2004, en France dès début juillet 2007 de 15 milliards par an). Pour tout le reste, de la com, de la com, de la com, relayée par une presse largement aux mains de l’oligarchie financière. Et au cœur de la com, la diversion par l’agitation de la menace étrangère, ficelle éternelle pour « souder » la Nation. Et dans cette politique étrangère, étiquetée Choc des Civilisations, les affaires continuent : les voyages à l’étranger de Sarkozy ou Fillon ont toujours une constante : vendre des centrales nucléaires « civiles » aux quatre coins du monde. Tout en manipulant le nucléaire iranien comme menace majeure pour fédérer « l’occident » derrière le chef de fil US. C’est dans cette cohérence néo-cons libérale US que s’inscrit la réintégration de la France dans l’Otan sous contrôle US, ou le rapport de l’UMP-Sarkozy-Fillon-xxx à l’Europe sur les différents enjeux : euro, inflation (critiques hallucinantes de la BCE jusqu’en février 2008), politique énergétique européenne ou non, … L’analyse comparative de la politique européenne des gouvernements allemand et français est hautement instructive. Quant à l’autorité de la presse française à l’étranger, « l’étonnement » a disparu depuis longtemps. Dès mi-2007, l’épisode des infirmières bulgares détenues par Kadafi était clair vu d’Europe sur les méthodes Sarkozy et il suffisait de lire la presse européenne et son étonnement non seulement sur les méthodes Sarkozy mais aussi sur la servilité de la presse française dans l’affaire. Pour le journal Le Monde, j’avoue que mon « étonnement » personnel date de fin janvier 2007, au moment de l’affaire des fiches des RG sur un conseiller écologiste de S.Royal : Fillon avait légitimé publiquement ces méthodes de police politique et Le Monde, sous la plume de Patrick Jarreau, pas un débutant au Monde, avait alors, dans cette affaire mineure certes mais révélatrice des méthodes, vanté le « grand professionnalisme » de Sarkozy. C’était clair.
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  • 01/05/2008 12:05
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Et vous, n'avez-vous pas peur de l'Autre ? (moi, si)
D'accord sur l'essentiel avec Plenel. La réflexion diplomatique de la France semble malheureusement se limiter à la recherche de gros contrats avec Nicolas Sarkozy dans le rôle de M. Kersemeker et Rama Yade dans celui de Gaston Lagaffe. Sur ces contrats j'aimerais que mes ex-confrères ne se contentent pas de les annoncer mais que, usant de leur droit de suite, ils fassent périodiquement le point sur ce qu'ils sont devenus. Sur la peur là aussi je suis d'accord. La peur est le moteur de la politique sarkozyste et sa lutte contre l''insécurité le seul crédit que les Français lui accordent. C'est d'ailleurs le seul domaine à ce jour où sa cote reste positive. Mais doit-on s'en étonner? Les électeurs de Le Pen restent fidèles à Sarkozy et la droite à l'Assemblée n'a rien à envier à celle de la Chambre bleu horizon de 68. Reste à souligner deux points: 1/ La "sécurité" se paie au prix de la perte de nos libertés. Voir à ce sujet "Rétention de sûreté, une peine infinie" (www.lautrecampagne.org). L'accumulation de textes de la Chancellerie en ce domaine est proprement inquiétant. 2/ Le sentiment d'insécurité se nourrit aussi d'une insécurité sociale que Plenel n'évoque pas. A moins que les contrats rassurent les chômeurs et licenciés en puissance...
En tant que citoyen, répondez à ma peur plutôt que de la fustiger, de la moquer, de la mépriser, genre "entre gens bien qui n'ont pas peur".
peur de quoi exactement?
Vous plaisantez, bien sûr ! Je vous fais remarquer que le passage sur la peur fait beaucoup réagir, mais il s'agit toujours de la peur des autres. Tiens donc ! Des gens auraient des peurs, mais pas nous, pas nous lecteurs ou rédacteurs de médiapart, pas nous qui vivons à Francfort, pas nous qui nous balladons intra-muros... . C'est étrange que ce soit les autres qui aient peur. Comme dit le gosse "même pas peur..." Hypothèse 1 : en France en 2008 on partage peut-être des peurs et il n'y a pas que Sarkozy qui pourrait les entendre. Hypothèse 2 : comme Gitai dans Kippour, le frère, le Haver, c'est celui qui entend la peur de l'autre... et ne la délégitime pas.
C'est une chose, pour un homme politique, d'entendre la peur de l'autre et de ses électeurs. C'en est une autre que d'encourager ces peurs pour se faire élire, avec la complicité des médias de masse (voir Noam Chomsky). C'en est encore une autre que d'y succomber. On pourrait attendre de nos élus qu'ils essaient de répondre à ces peurs (du terrorisme, de la mondialisation, de perdre son boulot, de la maladie, de l'agression, du vol, des cinéphiles danemarkophiles...) en aidant les citoyens à les surpasser, en mettant en place du soutien aux plus faibles, en donnant des perspectives (autres que la prière et la religion), en remettant en marche l'ascenseur social, en soutenant les démocrates, en défendant des valeurs, en tenant leurs promesses.... Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
Je suis plutôt d'accord avec ce que vous avancez ici, à la condition qu'on ait un minimum d'empathie pour ses concitoyens. Je suis en effet lassé de cette bourgeoisie de gauche fustigeant les populismes (c'est ce que vous faites en dénonçant les peurs) sans prendre la peine de partager, un minimum, ce que vit le peuple (en partant vivre à Francfort... là je plaisante, un peu). Je suis lassé de cette Gauche "FLN", gardienne farouche des valeurs et de l'histoire, mais peu partageuse (de la valeur et du présent). Peu partageuse dans les faits. Le problème, voyez-vous, n'est pas que je sois lassé, moi, pauvre Danemarkophile inconséquent ; il ne vous aura pas échappé que le vote de mes concitoyens témoigne aussi de ce que j'écris-là. Mais peut-on penser à rebours de ces intérêts ? C'est ce que je vous propose, en tout cas.
Cher Baltik, Pourquoi "bourgeoisie de gauche" ? Il est impossible pour vous d'être de gauche et d'avoir des morales sociales conservatrices des choses populaires ? Voyons... Avec un clin d'oeil, je vous laisse le FLNJ (Front national des nains de Jardin). Pour ma part je préfère un compte à rebours pour la politique actuelle, qu'une pensée à rebours sur des intérêts transformés en agios.
Je ne suis pas certain, Patou, que vous ayez totalement fait l'effort de comprendre l'échange avec Oliv92. Relisez, et on en recause.
Je ne comprends pas vraiment votre réponse... surtout si elle s'adresse à moi : 1/ je ne suis pas homme politique 2/ vous ne connaissez rien de ma vie. Les peurs et les problèmes sont européens, voir mondiaux. Je ne vois pas pourquoi vivre à Francfort m'empêcherais de partager les difficultés de certains. Je signe "vivant à Francfort" parce que Médiapart m'a demandé de tenir un blog avec un regard un peu "décalé" 3/ je ne jette pas la pierre à ceux qui votent à droite, même si j'ai la conviction que 80% d'entre eux se font avoir (par les beaux discours sur les "valeurs" en particulier, ou par les discours nationalistes). Je suis le premier écœuré de la médiocrité de la gauche, de l'incapacité de la construction européenne à nous assurer un avenir meilleur. En résumé, je suis triste de la situation politique actuelle, inquiet du danger que représente Sarko et sa clique pour la démocratie et pour le "développement" harmonieux de la France et de ceux qui comptent sur elle. Olivier, 38 ans, vivant à Francfort
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  • 01/05/2008 12:47
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Il faudrait un blog ou une édition spécial Le Monde, et y ranger tout ce qui le concerne
Ne vous inquiétez pas, eliz, le Monde va se "ranger" tout seul. D'abord il dégraisse à mort (1/4 de la rédaction), ensuite il va faire semblant de réorganiser (à la serpe à élaguer)... Et ensuite, il va gentiment être offert à Lagardère sur un plateau doré et l'affaire sera classée ! Il ne viendra plus embêter personne sur le blog de quiconque ni ailleurs: au grenier des souvenirs empoussiérés d'une presse d'un autre temps, coulée sur l'autel de la modernité (et de l'incompétence de ses dirigeants). Vous pariez ?
C'est sûr que Nicolas Sarkozy est une Fausse Grandeur mais un vrai déclin pour la France.... 53 % des Français l'ont appris à leur dépend
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  • 01/05/2008 13:50
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Il serait souhaitable de marquer Le Monde "à la culotte" et de faire un relevé systématique de ses manipulations et de ses prises de positions, non pas partisanes mais plutôt courtisanes, comme le propose eliz. Sinon s'agissant de la "politique étrangère" de la France, ne pourrait-on pas plutôt parler de la défense des intérêts d'un groupe tellement restreint qu'on ne peut même plus parler de classe dominante.... S'agissant de la réintégration dans l'OTAN il me semble qu'il y aurait des choses intéressantes à dire à propos de la normalisation des équipements militaires (normes américaines bien entendu) qui oblige les "alliés" à acquérir du matériel made in US (voir JSF). J'aimerais avoir le point de vue du propriétaire du Figaro sur ce point.
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  • 01/05/2008 15:02
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J'ai acheté presque par hasard cet exemplaire du Monde à la semaine dernière en Italie. Non content de donner à N. Sarkozy "crédit" pour avoir "réinstallé la France dans le concert des nations", E. Fottorino classe le discours "sur la primauté du curé sur l'instituteur pour transmettre les valeurs" dans la catégorie des cafouillages et de l'écume des choses. Et je me suis dit qu'en même temps qu'elle perdait sa place et sa voix, la France perdait aussi son journal de référence à l'Etranger comme en France.
Effectivement, cette affirmation du relativisme des droits de l'homme questionne la sincérité du candidat Sarkozy qui fustigeait le relativisme généré soi-disant par 68. Etranges postures entre universalisme et relativisme, son discours semble clamer un universalisme Chrétien, les faits un universalisme du business. Le discours de Dakar, traduit un universalisme "occidental" face à une Afrique pas assez rentrée dans l'histoire", renouvellé à Tunis avec ce concept qui évoque le jeu et la différence la -tête et les jambes-: la "matière grise" pour l'Europe, la "main d'oeuvre" pour le nord de la méditerranée (sympa pour l'Afrique du Nord!). Au delà de l'universalisme, c'est le modèle évolutioniste, comparatiste qui émerge là... affinité avec un modèle des Etats-Unis conservateurs, ce qui peut-être explique cet allignement. L'épisode Libyen nous avait sans doute déjà montré une politique étrangère dictée par le commerce, ce que le voyage en France du leader Libyen a conduit au dégoût. Fis de l'universalisme des Lumières, d'un modèle multipolaire, au profit de quoi ? Un modèle bipolaire ocidental: Européen et Nord Américain + Aus/NZ /reste du monde? et dont les relations et rapports de force sont dictés par le business (et un peu d'humanitaire compassionnel pour la com)? Que et Qui y gagnera?
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  • 01/05/2008 15:28
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Super Labul ça résume tout et peut-être bien avant 4 ans car il y en a qui frémissed'avance de voir la "France" enfin qui vous savez prendre la présidence de l'Europe...à suivre
Préferer un dictateur a un pouvoir islamiste rentre certainement dans les considérations de notre président mais il ya sans doute plus grave .Avec son discours de Dakar ,qui ne concerne pas les arabes on voit bien que Nicolas Sarkozy ne met pas sur le même plan les occidentaux et les autres. De là à considérer que pour toutes ces populations "arriérées" un pouvoir fort est nécessaire il n'y a qu'un pas, allègrement franchi. Ici, comme le remarque Plenel, l'alignement de la diplomatie Francaise sur celle de Washington est criante .Favoriser tous les régimes, aussi pourris soient-ils qui servent les intérêts de l'occident. Intérets à court terme ,bien évidemment. Prenons un seul exemple: Dans les années 1970, l'O.L.P avait réussi à former une élite Palestinienne capable dans toutes les disciplines de dialoguer avec leurs homologues occidentaux . En trente ans le soutien constant des Etats-Unis à la politique coloniale d'Israêl a réduit a néant cette avancée.Désormais, en Palestine les écoles coranniques ont remplacées les Universités. Dernière remarque. Tous les hommes politiques ont tendance à confondre le dire et le faire mais chez Sarkozy l'hypertrophie du verbe me semble maladive . Il lui suffit de rabacher "rupture" pour être persuader de se trouver dans un monde nouveau, alors qu'il reproduit les idées et les politiques qu'il met en oeuvre depuis dix ans; Il lui suffit (comme un cabri?) de répeter "réforme, réforme " pour croire à une France revigorée quand en fait on a une Françe désabusée. Il lui suffit d'exalter les droits de l'homme pour pouvoir passer rapido aux ventes de rafales et de centrales nucléaires.
Ce "parti pris" est fort intéressant. De façon anodine, ajoutons que la normalisation éditoriale post 11 septembre du Monde a été amorcé très précisément le 13 septembre 2001 par un éditorial fameux, rédigé en partie par Jean-Marie Colombani.
On savait que la Chine censurait les moyens de communications mais il semble qu'en Tunisie ce soit la même chose. Info reçue ce matin : "Oui la Tunisie a été plusieurs fois très médiatisée, mais les gens à l'extérieur ne sont au courant que de ce qu'on veut bien qu'ils sachent. Tant que la censure jouera un rôle prépondérant dans les domaines de l'information et de la communication, la Tunisie ne sera qu'un pays arriéré. Le nombre de sites auxquels nous ne pouvons accéder se compte par milliers, parmi ces sites il y a youtube, dailymotion et le dernier en date est le site rapidshare. Je ne sais vraiment pas pourquoi Rapidshare.com a été censuré, ce fait prive énormément de gens de téléchargements très utiles."
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  • 01/05/2008 16:04
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On peut dire ce qu'on veut de Monsieur Fottorino, mais par contre ce n'est pas Monsieur Fottorino que vous mettriez en défaut à propos de l'accord du participe passé ! Or Monsieur Edwy vous êtes pris la main dans le sac dès le début de votre article : "... une politique inverse de celle qu'il a promis aux Français ...". Monsieur Fottorino ne serait pas tombé dans ce piège grossier pour candidats au Certificat d'Etudes (avant 1968), il aurait dit : "... qu'il a promise ...". C'est comme çà que l'on se fait virer du Monde du jour au lendemain! J'ai aussi un autre doute, sur "... la position qu'ils ont prise, à laquelle le gros de l'opinion française s'est alors identifié (e?) ...". J'ai voulu avoir confirmation auprès de Monsieur Fottorino, mais son secrétariat m'a dit qu'il faisait une randonnée à vélo aujourd'hui. Dommage. PS: petit détail, très secondaire certes par rapport à ma volée bois vert ci-dessus : j'adhère en tous points à votre article et je pense aussi que Monsieur Fottorino dit de monstrueuses conneries qui déshonorent son journal. Mais quand même, l'accord du participe passé, c'est important!
Vous avez raison, cher esko, c'est très important, l'accord du participe passé. Alors, si vous le permettez, ici, on laissera "promis", car l'infinitif "d'appliquer" (il s'agit d'une politique, n 'est-ce pas) est sous-entendu (il faut entendre : une politique qu'il a promis d'appliquer). Donc, c'est promis (n'est-ce pas ?). Pour le reste de votre interrogation, que la subjectivité l'emporte... à vous de jouer entre le gros et l'opinion. Bien à vous, cher lecteur.
Ouais, Patrice, c'est facile de placer des sous-entendus là où çà vous arrange! J'ai un ordinateur flambant neuf, avec un écran 24", et même en activant l'option "vision subliminale", je n'ai pas vu "d'appliquer" après "promis". Bon, je ne vais pas me désabonner pour un participe - par ailleurs passé -, et de plus je me demande de quoi je me mêle, je n'ai jamais fait d'études littéraires ... Bien cordialement
Esko, pas de quoi fouetter un chat (ce que je ne ferai jamais). Là, sur la (petite) chose qui nous occupe, c'est juste une question de sens. Ne croyez pas que j'essaie de tourner les choses. D'ailleurs, elles se débrouillent toutes choses pour tourner comme ça les arrange... Bien à vous, croyez-le.
"elles se débrouillent toutes seules", pardon.
C'est quand même étrange cette nostalgie malsaine de notre grandeur passée. Notre "grandeur" s'est faite sur l'oppression d'autres peuples, d'un impérialisme nauséabond. Alors oui, la france perd de sa superbe et c'est tant mieux. Cela veut dire que les pays autres foix annéxés, administrés par les "grandes puissances" ont regagné leur liberté, leur indépendance. Les valeurs humanistes de la france sont par essence incompatibles avec la notion de grandeur, de puissance... On est grand que s'il y a des petits, de l'injustice. Sarkosy l'a comprit. Entre l'héritage des lumières et la nostalgie de l'impérialisme, il a choisit. Je rejoins Edwy Plenel lorsqu'il affirme qu'il y des incohérences dans les positions adoptées par le président. Mais je pense que ce ne sont que des incohérences de communication. Pour le gouvernement, la puissance de la france doit être économique. Donc effectivement, toutes les alliances, même les plus douteuses sont souhaitables. On peut notamment comparer la décision d'un renfort des troupes en irak avec le corollaire de la doctrine Monroe prononcé par Roosevelt en 1905. Jusqu'alors, les états-unis avaient pour ligne de conduite de ne pas intervenir à en dehors de leur continent car ils estimaient n'avoir rien à y faire. Ayant combattu pour leur indépendance, ils ne voulaient pas infliger aux autres pays ce qu'ils avaient subit pendant des siècles. Cette politique dite d'isolationisme empêchait toute st'atégie d'alliance ( "entangling alliances with non]...) Ainsi les états-unis ne seraient jamais liés au sort d'un pays et ne pourraient être redevables. Cela a changé lorsque l'empire britanique et l'empire français ont décliné. Les E.U se sont retrouvés progressivement dans la peau de la "superpuissance". (position renforcée à la suite des 1ere et 2eme guerres mondiales). Ils ont alors revêtu l'habit de "police du monde", ont violé l'esprit de la doctrine Monroe (inspirée par les valeurs de lumières et par la ligne politique de G. Washington). Pour assoir leur domination sur le monde (économique et militaire principalement), ils ont basculé vers une poiltique interventionniste et ont tissé des alliances avec beaucoup de pays (âvec le panama pour empêcher l'acces du canal aux anglais...) On assiste aujourd'hui à un phénomène similaire. Sarkozy court après une grandeur perdue. Ce qui restait des valeurs humanistes de la france (la position de Chirac lors de la guerre en irak) sont un frein à sa politique d'expansionisme économique. Mais il ne peut pas le dire tout haut. Donc il affirme un attachement relatif à ses valeurs mais n'hésite pas à les baffouer dès lors qu'elles empêchent la conquête de nouveaux marchés, l'obtention de nouveaux contrats... D'où cette impression d'un décalage entre ses paroles et son action politique. Mais sa politique est en parfaite adéquation avec son idéologie.
Tout à fait d accord avec votre intervention. Pour preuve, les Norvégiens, qui n'ont plus emmerdé personne depuis l'an mille (en gros), plutôt heureux de ce qu'ils sont, pensent et agissent effectivement pour l'avenir de leur pays et ne tolèrent de leurs dirigeants AUCUNE corruption ou interprétation plus ou moins leste de l'expression "taper dans la caisse".
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  • 01/05/2008 16:16
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"... c'est ce débat sur le sens, la portée et la postérité des attentats de 2001 qui continue de traverser gauche et droite, les partageant de l'intérieur et expliquant, en grande part, au-delà des ambitions individuelles, les mouvements sismiques de l'une à l'autre dont témoigne l'ouverture sarkozyste." Je me pose la question de savoir si réellement ce débat a lieu en France, s'il n'y a pas plutôt une anomie ambiante masquée à bon compte derrière la posture villepiniste du soi-disant refus d'engager officiellement nos armées en Irak. Mais quid des activités de notre aéronavale et de nos services secrets dans l'océan indien, de l'implantation d'une base au Qatar, notre empressement compulsif en Afghanistan, tout cela sans couverture médiatique digne de ce nom ? Y a-t-il eu, sous Chirac, à Paris, une manifestation populaire d'envergure contre l'engagement des USA en Irak, comme on a pu le voir dans d'autres métropoles ? Non. Nous avions le sentiment d'être les meilleurs, nous Français, qui avions soi-disant osé dire non aux USA, après avoir proclamé, au lendemain du 11 septembre, à la une du Monde, "nous sommes tous Américains" puis s'être précipités avec l'OTAN en Afghanistan (sous le gouvernement Jospin !) sans débat parlementaire ! Et si la posture villepiniste (ou chiraquienne) n'avait pour fonction que de faire passer le camp occidental pour divisé aux yeux du monde arabo-musulman, éviter ainsi le "choc des civilisations", pour mieux affermir la mainmise occidentale dans cette région géostratégique par excellence, là où les réserves pétrolières à faible coût d'extraction sont les plus abondantes (Moyen-Orient + Asie centrale) ? Là où les économies énergivores, notamment émergentes, lorgnent avec une convoitise inquiète. Ne fallait-il pas profiter du retrait soviétique en Asie centrale pour s'y installer durablement et pouvoir y jouir d'un avantage décisif pour le siècle naissant ? Une realpolitik inavouable comme les turpitudes de la Françafrique. Droits de l'homme, nostalgie impériale, autoritarisme présidentiel en politique étrangère française, occidentalisme, définition d'une politique étrangère européenne ambitieuse, évolution de notre mode de vie vers une plus grande frugalité pour mieux partager les richesses avec les peuples émergents sur la scène internationale, évolution de l'ONU, les termes du débat ne manquent pas mais les grandes forces politiques et intellectuelles françaises semblent plutôt paresseuses, anachroniques et nombriliques. Ce qui permet à Sarkozy de profiter cyniquement des contradictions de la classe politique et société (de consommation) françaises pour mieux négocier l'alignement néo-conservateur au détriment de la geste gaulliste, certes ambiguë et surannée mais plus flamboyante et subtile, ou d'une politique européenne plus intelligente, généreuse et innovatrice, en phase avec les enjeux de développement international durable.
Même si on pourrait vous reprendre sur tel ou tel point (vous avez de ces approximations qui deviennent des erreurs), je crois que vous posez la bonne question : est-ce que la geste de Villepin fait de nous, français, autre chose que des occidentaux ? J'ai, pour ma part, tendance à croire que oui, et je crains également que vous ne mesuriez pas tout à fait l'étendue de ce qui s'ouvre devant vous lorsque vous semblez penser que non. Mais, je vous le répète Djamo : à mon avis, de tous les commentaires, de très loin, c'est le vôtre qui est le plus pertinent et qui interroge le plus la pensée de Plenel.
L'élection du Président de la République actuelle est le résultat d'un long processus qui gangrène la France depuis au moins 20 ou 30 ans. Ce processus est, que nous choisisssons nos élites, tant dans les entreprises que dans la politique, parmi les individus qui priviligient la forme par rapport au fond. Que faut-il attendre d'un beau parleur, brillant dans les débats, qui est capable de défendre le pour et son contraire ? pas grand chose et c'est là le problème. Nous avons élu un homme mais cet homme n'est pas responsable de notre vote. Arrêtons de gémir sur les actions de notre "créature" et faisons en sorte que tous, nous ayons un peu plus de discernement dans nos choix.
Vous savez - je l'espère - , M. Plenel, que les promesses de Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle n'étaient pas tenables. Des milliards et des milliards d'Euros résulteraient de ces promesses démagogiques émises par les candidats de l'UMP et du PS.  C'est pourquoi, comprenez qu'il devient tentant de balancer : "vous avez voté Sarkozy, vous n'avez que ce que vous voulez", à la large majorité (plus de 53% des suffrages exprimés avec un grand nombre de votants) qui a fait confiance au candidat de l'UMP ; à tous ces électeurs qui croyaient au "tout devient possible" que celui-ci avait choisi comme slogan.
Merci Edwy pour toute votre oeuvre et votre réflexion. Une référence pour ceux des lecteurs qui ne la connaitrait pas: "La découverte du monde" de >Edwy Plenel. Au plaisir de vous lire et relire.
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  • 01/05/2008 18:26
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Où est le papier dans le Monde de tous ses intellectuels dit de Gauche qui se sont manifestés pour soutenir le candidat Sarkozy ? Que dit André Glucksman? Que dit Pascal Bruckner? Et Max Gallo? Pourquoi Bernard Kouchner ne démissionne-t-il pas? La diplomatie française, façon Sarkozy allie cynisme et opportunisme. Cynisme quand on se met à plat ventre devant la Chine alors que la France n'a jamais mis le genoux à terre face aux hyperpuissances. Cynisme encore quand on dit qu'il y a des progrès des droits de l'homme dans un pays qui est une dictature. Cynisme enfin quand le chéquier est le seul horizon d'une diplomatie qui n'en est plus une. Opportunisme quand on se tire la couverture à soi pour sauver des femmes et que l'on se drape dans les habits d'un sauveur alors que c'est une oeuvre collective. Opportunisme encore quand le président prétend avoir sauver l'Europe avec un traité qu'il négociait bien avant sa prise de fonction. S'il y a une cohérence dans l'action du Président de la République, c'est celle causer le déclin de la France au niveau international. Cette stratégie va faire effacer le travail de ses prédecesseur celle d'une France qui est une grande puissance et qui a une voix singulière dans le concert des nations. Nicolas Sarkozy est en train de faire de la France, une puissance moyenne, en se jetant dans les bras d'un administration américaine sur le déclin sans aucune justification. Pourquoi entrer dans le commandement intégré de l'OTAN alors que celui n'a plus de stratégie si n'est qu'être une "armée du bien" ? Enfin j'aimerai ajouter Edwy Plenel que le journalisme de gouvernement ne limite à cette béatitude à regarder l'action internationale de l'Élysée. Ce journalisme de gouvernement c'est aussi cette position sur l'Afganistan (moi ou le chaos), et aussi le "je ne discute pas avec les gens qui veulent pas la destruction d'Israël". Quand enfin un journaliste pourra relancer, contredire la logorrhée élyséenne? Faut-il rappeler enfin que même en temps de guerre on discute avec l'ennemi pour négocier sa reddition?
Je résumerais ainsi l'ensemble de sa politique : fort avec les faibles, faible avec les forts. Se faire admettre par tous les chefs d'états, être admis dans le concert de ceux qui dirigent, rentrer dans le rang; Ca c'est pour "faible avec les forts". Faire payer le RSA par la prime pour l'emploi : ça c'est "fort avec les faibles". Il ne s'agit pas ici d'être nostalgique de l'influence de la France et de son passé de grande nation mais de tout simplement être respecté et écouté avec attention. Notre président en est loin à lire les commentaires de la presse étrangère. Les contrats commerciaux sont bien souvent indépendants de l'attitude des chefs d'états et de gouvernement. L'Allemagne décroche plus de contrats que nous à l'exportation, ce qui n'empêche pas Angela Merkel de rester ferme sur certaines de ses positions. Pour les contrats il faut investir à fond dans la recherche et l'innovation. Notre gouvernement actuel en est loin. Les contrats à l'exportation ne dépendent pas de la gesticulation d'un chef de gouvernement ou d'un chef d'état. Est-ce Areva et la recherche depuis de longues années dans le domaine du nucléaire ou une visite de 2 jours de Sarkozy dans tel ou tel pays qui enclenchent des contrats ? Quant à Sarkozy son manque de vision du monde le conduise tout simplement à "suivre" pour croire qu'il sera admis par ses collègues des autre pays. Mais a presse britannique n'a-t-elle pas qualifié de flagornerie son discours devant le parlement britannique. Au fait qu'a-t-il fait du rapport commandé à Hubert Védrine. Sans doute enfouie dans la pile des rapports commandés aux uns et aux autres et enfouie également dans la mémoire des citoyens. Un rapport chasse l'autre.
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  • 01/05/2008 20:09
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Merci Edwy Plenel, - c´est en vous lisant que je rencontre ce que c´est que la France.
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  • 01/05/2008 20:12
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Notre président est le bonimenteur dans toute sa splendeur! Il l'a été durant la campagne électorale et a continué dans le même registre lors de son intervention télévisée.Tout a été bon pour attirer les électeurs vers lui, car oui chacun pouvait y trouver une proposition très prometteuse et se laisser aller à donner leur vote! Comme l'a dit plus haut un intervenant il a réussi à être Président, mais il ne réussit pas à être le Président des Français.
Article très interessant en effet. Totalement d'accord avec les contributeurs qui soulignent la responsabilité de ceux qui comme Kouchner ont fait de la défense des droits de l'homme leur combat. Comment ne pas entendre leur silence assourdissant !
Nicolas Sarkozy, à propos de la realpolitik dans son discours du 14 janvier 2007, lors du congrès de l'UMP qui l'investit candidat à la Présidentielle : . "Je ne crois pas à la « realpolitik » qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats." . N'était-il pas déjà évident que l'objectif de NS n'était pas de renoncer à la realpolitik, mais seulement à celle qui ne fait pas gagner des contrats ? Le cynisme le plus complet. Ce monsieur m'a toujours semblé complètement transparent sur ce sujet. Je ne comprends pas les 25 % de Français qui ont voté pour lui et qui semble aujourd'hui découvrir qu'il est quelqu'un d'autre.
Je pense egalement que le but primaire de Sarkozy est de faire des contrats et qu'il s'en font comme beaucoup de ses proches du patronat completement de l'ideologie, de la morale et de l'ethique, ce qui le rapproche en ce sens beaucoup de Bush. Je participais recement a un diner avec des patrons Allemands qui reprochaient a Merkel de rencontrer Le Daila Lama au lieu de recontrer le president Chinois. Ils enrageaient que Sarkozy faisait le contraire.
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  • 01/05/2008 21:14
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J'étais content pour Kouchner, du seul point de vue personnel vu son âge: Il terminait ministre, des Affaires Etrangères qui plus est, au lieu de finir sa vie dans le regret lancinant d'être resté sur un refus de participer une dernière fois à un gouvernement.
Mais j'avais tort, tout comme lui a eu tort de ne pas se positionner franchement aux côtés de la raison de ses camarades du PS: refuser de se laisser récupérer, refuser de perdre son âme pour un guignol malhonnête et dangereux. Moi qui avais de l'estime pour l'homme qui a quand même eu un rôle significatif dans l'initiation de la médecine humanitaire, c'est maintenant que je vais rester sur un amer regret pour la fin de sa vie.
Comment ne pas voir aujourd'hui, un an après, que c'est François Bayrou qui avait cerné le mieux la situation: "je sais au moins pour qui je ne voterai pas", et refusant avec constance les tentatives de récupération qui ont frappé certains de ses plus proches collaborateurs centristes, qui ne sont plus, maintenant qu'ils ont renié leurs idéaux, que des godillots supplémentaires de la politique d'un usurpateur.
Il n'est jamais trop tard pour bien faire, ou du moins sauver ce qui reste d'honneur. Pensez-y Monsieur Kouchner, pour que vos vieux jours ne soient pas trop hantés: Démissionnez maintenant. Là, aujourd'hui, demain matin à la première heure!
Ce point de vue est un mélange d'irresponsabilité, de naiveté et de démagogie. Irresponsabilité quand on utilise le ton méprisant des belles âmes pour ridiculiser la menace qui , selon les demeurés, pèserait sur la France. Je crains, hélas, qu'elle ne soit que trop réelle et je souhaite que les autorités du pays la prennent en compte. Naiveté quand on fait référence à Aimé Césaire; si on l'avait écouté, les Antilles ressembleraient aujourd'hui à Haiti. Est- ce souhaitable? Démagogie quand on agite l'anti-américanisme primaire qui fait toujours recette en France. La réalité c'est que la France n'a de leçon à donner à personne, c'est que la France est un pays sur le déclin dont la crédibilité sur la scène internationale est nulle. La réalité c'est qu'il faut transformer ce pays en le réformant profondément , mener une politique étrangère pragmatique à l'image de ce que font nos voisins européens et construire avec eux une vision commune seule à même de pouvoir être entendue. Enfin, il n'est pas très élégant de régler ses comptes personnels au travers de Mediapart..
Exercice difficile pour Edwy de décrypter la politique étrangère du soit disant président sarko. Quand cette soit disante politique n'est qu'un ramassis de phrases et de soit disantes pensées universelles et humanistes alors que ce ne sont que des bêtises vides de sens. Comment un homme élevé dans le 9-2 au milieu de ses pairs (gens de la jet société issus principalement de la com tf1 et consort), envieux de la réussite (financière j'entend) de ses voisins, particulièrement inculte (les oripeaux aveuglent), amateur de Disney, dénué de tout discernement, illettré, grossier, névrosé, menteur, bête, complexé, n'aimant pas le vin, colérique, .... comme cet homme peut penser, exprimer une politique, de surcroit étrangère. Pour cet homme, la politique étrangère commence aux frontières du 9-2, de la culture, de la pensée, de l'histoire, des lettres, ... complètement inaccessible à ce nain de l'intelligence. Le 1 juillet, la France va prendre la présidence de l'UE. Qui va prendre le manche, dans cette équipe de clown?
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  • 01/05/2008 22:45
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merci à Edwy Plenel de tenter de nous sortir de cet état hypnotique que peut produire la rhétorique sarkozienne simpliste et paranoïaque; la référence lacanienne au grand Autre est tout à fait pertinente en l'occasion.
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  • 01/05/2008 22:48
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aborigene Ayez un minimum de respect pour les Antilles. Comment pouvez vous spéculer avec autant de mépris sur ce qu'aurait été l'avenir des antilles sous l'impulsion des idées de M.Césaire. Vous laissez penser d'une manière insidieuse que leur origine les condamne à la médiocrité..... Je ne vous prête pas une mauvaise intention . Attention cependant à ce que vous exprimez.
Cher Yoon, Désolé si je vous ai froissé mais ce n'est que l'observation de la réalité qui entoure les Antilles françaises. D'un côté, vous avez Haiti, indépendante depuis deux siècles, de l'autre, vous avez les Antilles anglaises indépendantes et ne bénéficiant plus du support de l'ancienne métropole. Je ne fais que voir les faits et constater l'importance de l'effort que consent la métropole et que chacun connait.
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  • 02/05/2008 08:46
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Félicitations pour cet article, bien jolie plume que la vôtre ! Comme vous dites "aller à Canossa" ! Sarkozy est passé maître dans l'art du pragmatisme. L'opportunité sans réflexion, l'important restant le marché ! Une forme de particularisme redoutable dans le temps, sans doute la nouvelle "politique de civilisation" ; politique qui s'accompagne d'atomisation, d'égocentrisme, de dégradation de la solidarité, dont il veut être le pionnier. Sarkozy n'est le pionnier de rien, il reprend, il utilise le passé, ses transformations deviennent de nouveaux prototypes dans son cerveau (du moins, c'est ce qu'il laisse croire), en passant son temps à expliquer au Français "personne ne l'a fait avant " ! Promouvoir les libertés et les droits de l'homme à la sauce Sarkozy, ce n'est pas mettre en avant le développement, c'est uniquement le promouvoir sous un angle économique, un sous-développement n'en sera que l'effet pervers. Il change en ce moment, il tente de devenir "plus humain" par de petites paroles qu'il veut amusantes, il feint de reconnaître quelques couacs, mais dans la réalité il continue son petit bonhomme de chemin, il vend, il propulse les grandes entreprises, il visionne sur des conflits futurs en se rapprochant des USA, il fait des effets de manches, mais surtout il dupe.
le seul media qui fait son travail d'analyse sur la politique étrangère française? peut ètre ... j'écoute france inter,je lis libé ,le monde ,( pas tous les jours) mais j'ai du louper des remarques de ce type dans ces médias. Le cio devrait penser à la tunisie pour ses futurs jeux du cirque ;ainsi les français en vacances pas cher pourraient béneficier des installations fabriquées par les ouvriers franco-tunisiens prétés par l'état français à ce pays ami .
Cet article tombe à propos avec l'intervention de N. Sarkozy en allemagne pour féliciter Angela Merkel. Le passage retenu par les medias est révélateur d'un style qui caractérise le personnage. L'enfantillage "Je t'aime Angela, on s'est vu 12 fois, Monsieur Merkel ...(qui au passage ne s'appelle pas Merkel mais notre président n'ensait rien) etc.... Il veut être aimé, être admis en amusant la galerie (sous le regard amusé de l'étranger, mais qui par politesse diplomatique fait semblant d'apprécier) être respecté c'est autre chose.... Encore un intervention qui marquera l'histoire : "avec Angela c'est du sérieux" aurait-il pu ajouter. Voilà toute la profondeur du personnage.
C'est assez particulier d'imaginer que les choix du Président actuel et de ses associés aient pour origine la peur. C'est sans doute une société de la peur que l'on nous propose, une société dans laquelle la peur est un instrument qui permet d'obtenir du résultat. Mais il y a nécessairement un projet idéologique derrière tout cela ? De quoi s'agit-il exactement ? Quand Le Président dit que Paris ne vaut pas Tunis, il ne répond pas à la question posée et je l'entends comme une affirmation dans laquelle il semble assumer totalement ce qui a été fait. Je l'entends aussi comme une affirmation au travers de laquelle se dessinent assez bien les choix à venir. Cela est assumé sans honte, comme vous l'écrivez. Et sans doute, honte à celles et ceux qui remettent en question certaines politiques. Celles et ceux qui depuis peu sont considérés en France comme des terroristes intellectuels.
Bonjour à tous, Suite à cette ribambelle de réactions très intéressantes, je vous renvoie à un petit billet d'humeur (donc pas du tout objectif;) que j'ai écris suite à l'intervention du président. Rien de nouveau mais je serai curieux d'avoir vos réactions. http://www.mediapart.fr/club/blog/perceval/250408/la-volonte-du-prince Bonne journée à tous
Merci... Merci Edwy Plenel de synthétiser aussi clairement ce qu'on pense, mais qu'on a pas le temps d'écrire... Perso, j'ai bien aimé relever : "En ce sens, la realpolitik de Tunis va de pair avec le discours de Dakar, tout comme les refrains idéologiques sur la grandeur française cachent l'angoisse fantasmée du déclin. Ceux qui s'époumonent sur la grandeur sont souvent ceux qui ne savent pas en inventer de nouvelles, moins dominatrices, plus civilisatrices".
Je crains que toutes ces pleurnicheries concernant la perte de grandeur ne soient que moyens "marketing" pour faire oublier au peuple la perte de son pouvoir d'achat et de ses conditions de travail. En 40, la France, ce me semble, avait perdu pas mal de sa "grandeur passée". On peut même dire qu'elle se retrouvait cul nu dans la flotte. Et pourtant, la conception de l'état et la volonté opiniâtre d'un De Gaulle l'ont aidée à redevenir une grande puissance quelques années après. Il est vrai que lui n'était pas obsédé, en se rasant, par l'unique idée de devenir le chef de l'état, mais bien par ce qu'il ferait pour le pays quand il y serait parvenu. Là, on est à des années lumière du petit homme
Le triste cirque gouvernemental L'un tient le rôle assez passif de celui qui porte un chapeau pointu sous un visage triste et blafard, l'autre, celui du perpétuel agité qui, affublé d'immenses croquenots (à talonnettes) et du nez rouge qui lui permet d'éviter l'anonymat, nous assaille de ses fanfaronnades et de son incessante logorrhée verbale ! Ainsi fonctionne le tandem gouvernemental qui ne nous fait même plus rire... Alain HERVOCHON.
Putain : 4 ans !
1. De fait : la France ne parvient pas à faire le deuil de la "grandeur", mensonge gaullien originel relevant d'un leadership de type tiers-mondiste (largement assimilable aux rodomontages d'un Castro à la même époque, prévues pour effacer les blessures profondes de la psyché nationale et empêcher une Nation toute entière de voir la réalité telle qu'elle est). Gauche et droite naviguent sans vergogne sur cette fiction empoisonnante depuis 1944-46, alors qu'une société intoxiquée s'enfonce sans remède dans ce que dénonce E. Plenel : peur, haine de l'autre, etc. Un soupçon d'intérêt pour l'étranger, à travers les médias, et les voyages et rencontres, prévient contre toute attaque de "grandeurite" – la France réelle, celle d'aujourd'hui, n'est plus prise au sérieux nulle part, qu'il s'agisse des grandes ou des petites (par la taille) nations, ressentiment, mépris et moqueries sont largement répandues. De nombreux étrangers sont, par exemple, convaincus que le racisme est une composante fondamentale de la société française. Et ils ont raison. 2. Ce deuil doit bien entendu s'étendre à l'horreur coloniale, au Mal absolu qu'a été et demeure la colonisation, quelle que soit le colonisateur. À quand l'ouverture d'un "Mémorial aux victimes du colonialisme" à Paris ? De ce point de vue, les divagations délirantes du Guaino sont potentiellement criminelles et doivent être dénoncées comme telles, beaucoup plus fort qu'elles ne l'ont été. Et il serait temps qu'un personnel politique irresponsable cesse de caresser dans le sens du poil de façon répugnante la franche radicalisée des fils et petits-fils de Pieds-Noirs (après que leurs parents et grands-parents ont été traité comme des parias gênants). (Lire dans la dernière livraison de "Granta, The Magazine of New Writing" # 10" l'analyse du journaliste-écrivain britannique Andrew Hussey, "dean of the University of London Institute in Paris", sur la guerre des banlieues, "The Paris Intifada : The Long War in the banlieue": "In the early twenty-first century, the ghosts of colonial and anti-colonial assassins, from Algeria to Beirut, from Congo to Rwanda, continue to be visible in the daylight of the banlieue. It may be that what France needs is not hard-headed political solutions or even psychiatry, but an exorcist." Déconcertant mais décapant.) 3. La description faite ici de la "pensée-Fottorino" est instructive. Ce comportement illustre quelques éléments de base de la sociologie du journalisme : de la prise de responsabilités dans un média respectable comme rattrapage in extremis pour les fils de la classe moyenne, moyenne-inférieure, qui n'ont pas pu, ou pas voulu, se "décrasser "avec la "savonnette à vilain" de l'ENA (voire d'HEC) et l'accession aux sièges ou strapontins du pouvoir politico-économique. L'ambition journalistique a en effet ses règles. La première : soumission. La deuxième : soumission. La troisième : soumission.
N'oublions pas que le peu d'avenir qu'àLa France aujourd'hui repose sur les dictatures les plus terrifiantes de la planète, auprès desquelles notre cher Nicolas en vertu de ses grands principes nous a prostitué et que d'un revers de manche , la Chine , La Lybie les dictatures africaines nous étranglerons entre leurs mains et que pour nous achever , les américains n'ont qu'un doigt à lever : remettre à parité le dollar et l'euro !!!! Car le baril à 115 $ , il nous coute moins de 100 € Le jour ou 100$ =100€ , nous pouvons cultiver du riz en Camargue ???? Et tous nos discours philosophiques ne paieront pas l'emballage !!!! BRAVO ----NICOLAS , TU AURAS FAIT MIEU QUE CHIRAC ET MITERRAND REUNIS .TU AURAS REUSSIS LE TOUR DE FORCE DE LA LIQUIDER LAFRANCE EN CINQ ANS C EST SIGNE A LAPOINT DE L EPEE D UN SIGNE QUI SIGNIFIE "ZORRO SARKO3
Bulletin de notes de fin d'année... Nom : Sarközy de Nagy-Bocsa - Prénom : Nicolas Formation : avocat... Profession : président... Commentaires : Elève non assidu, dissipé, turbulant, consternant, n'écoute pas ses professeurs (De Napoléon à Charles de Gaulle), a une grande propension à galvauder la langue française, ne respecte pas ses concitoyens en proférant des menaces et des propos injurieux, grossiers et racistes (2 blâmes en cours d'année), ses engagements. Une inclination certaine pour les goûts de luxe, un port ostentatoire de signes distinctifs provocateurs (Montres Rolex, stylos MontBlanc... made in Roumanie, RayBan aviateur...). Appréciation : N'a pas la compétence de la fonction, depuis que la République Française existe ! Moyenne générale d'appréciation favorable : 20% soit 2/10 ! L'élève Sarközy de Nagy-Bocsa n'a pas autorisation de poursuivre, étant un élément perturbateur de la Classe... En conséquence, le Conseil de "classe" le renvoi dans ses foyers Document paraphé par : La Directrice Marianne de France et Le Directeur Monsieur O. Pinion-Publique.
viviane Palumbo Dans un des commentaires, on avance la phrase "divine surprise" pour les dirigeants américains que l'attaque du 11 septembre !! Moi je ne pense pas que le mot surprise soit de mise. Ce serait plutôt l''alibi du 11 septembre qu'il faudrait avancer, c'est tellement énorme que, en effet, cela est devenu un arrêt sur image permanent, une référence presque biblique et, en effet, on peut avancer n'importe quelle idée pour avancer et dire que la guerre n'a jamais été une solution aux conflits, le 11 septembre arrive et clôt la discussion. En ce qui concerne le Monde, j'y était abonné, j'ai bien dit j"y étais, un point à la ligne.
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  • 06/05/2008 16:58
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jaimerai faire un commentaire sur cet article formidable , en ce qui concerne notre politique étrangère , qu'il me semble qu'au lieu de s'aligner sur les USA et le gouv 'sortant' de Bush qui plus est, nous avions mieux à faire. que face aux islamistes c'est mieux de soutenir des dictateurs, la peur des musulmans, etc, et la montée des forces économiques comme l'Inde, la Chine, la Russie ou le Brésil, que nous avions quand meme une possibilité d'exister en ne choisissant pas cette facilité. C'est à dire on s'aligne sur les USA contre toutes formes de peur : religieuse et économique, alors que notre pays représentait qqc de différent avec la politique pro-arabe de Chirac, pour la rue du moyen orient et ailleurs, et , que malheureusement, on s'aligne sur les USA et Israel, sans finesse ni intelligence. on s'est mis toute la population arabe contre nous en un temps record. dommage, et dangereux sur le long terme.
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  • 07/05/2008 11:57
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Les p'tits copains déclinistes de Sarko qui firent son lit présidentiel ne doivent plus savoir leurs noms. Et c'est tant mieux. Gageons qu'on les retrouve au Cercle de l'Onanisme, de l'Oratoire pardon. Bon alors ça vient ce coup de balai ?
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  • 07/05/2008 15:56
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Merci a Monsieur Plenel. Car, quand aborigene se commet a écrire des propos qui volent à la hauteur philosophique de la banderole du PSG, et dont les pensées sont a la limite du racisme, c’est que l’article frappe exactement ou le bling bling blesse. Quand au Monde, même s’il est toujours grave et douloureux de voir disparaître des institutions, je suis pas loin d’être convaincu comme arazat qu’il n’est plus nécessaire de vous auto flagellé avec ce médiat qui est en passe de se liquéfier. Des articles comme celui-là j’en veux encore et encore SVP. Et c’est d’ailleurs la raison principale de mon abonnement. C’est Médiapart votre nouveau graal. Bon courage.
Cet article décrit très bien notre Président qui fonctionne ni plus ni moins comme les grands managers d'entreprise ultra-libérales. Camelot, adapté aux situations les plus changeantes au besoin en se contredisant sans jamais perdre de vue l'intérêt des élites. Dans les entreprises, on peut passer sans états d'âme d'une tendance à la tendance inverse et revenir case départ, pourvu que l'intérêt du moment soit sauf et que ça rapporte ! Un gros malin puisque 53 % "qui ont besoin de croire" l'ont élu malgré son déjà fort discutable bilan ministériel. Les deux autres candidats présentaient tout de même moins de risques ! Espérons au moins que ce que nous vivons en sa compagnie aidera les populations à éviter de le reconduire au-delà de 2012, le cas Berlusconi est instructif à cet égard... Parfois je me demande si les résultats des votes sont bien ceux énoncés, ou s'ils pourraient être trafiqués...
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  • 30/08/2013 21:35
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2013

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Cet article est un "Parti pris". Cela signifie qu'à partir d'un point de départ informatif, il développe une réflexion qui appelle la discussion. En ce sens, il ne reflète pas la position de toute l'équipe de Mediapart, mais seulement celle de son signataire. Bien que fondé sur des valeurs et des principes partagés par tous, Mediapart ne sera jamais un journal "vertical" dont tous les journalistes devraient s'aligner derrière la position que j'exprime. Par exemple, dans ce cas précis, François Bonnet, notre directeur éditorial, estime que je donne trop de cohérence à une politique étrangère qui relève plutôt selon lui de l'opportunisme et de l'incompétence, la principale boussole du sarkozysme étant l'usage en politique intérieure des questions internationales. Mais nous partageons évidemment à la fois le point de départ – la critique du discours présidentiel en Tunisie – et le point d'arrivée – l'étonnement devant un éditorial du nouveau directeur de notre ancien journal, Le Monde.