Essai clinique mortel de Rennes: la lettre qui trahit le laboratoire Biotrial

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Une lettre d'un médecin du laboratoire Biotral, révélée par Mediapart, montre que dès le premier jour de l'accident qui a coûté la vie à Guillaume Molinet lors de l'essai du BIA 10-2474, un possible effet de la molécule testée était suspecté. Ce document met en péril la défense de Biotrial, et montre les lacunes du rapport de l'Igas.

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Un nouveau document que révèle Mediapart pulvérise la version des faits présentée par Biotrial depuis l’annonce de l’accident qui, le 17 janvier dernier, a coûté la vie à Guillaume Molinet, le « volontaire 2508 » de l’essai clinique mené par la société rennaise sur la molécule BIA 10-2474 du laboratoire portugais Bial. Une lettre du médecin de garde de Biotrial, adressée au service des urgences du CHU de Rennes le soir du dimanche 10 janvier, le jour où Molinet a présenté des symptômes alarmants, montre que le lien entre et la molécule et l’accident a été suspecté immédiatement par ce médecin, le docteur X.