Le soupçon flottait, encore fallait-il le démontrer : aux dernières sénatoriales de 2011, l´ancien président du Sénat, Gérard Larcher (UMP), a utilisé sa « réserve parlementaire » hors norme (dotée de plus de trois millions d’euros) pour tenter de peser sur les résultats du scrutin, ultra serré. Les socialistes avaient bien flairé à l’époque l’usage électoraliste de cette « cagnotte », mais leurs critiques avaient fait « pschitt », faute de preuves et de chiffres. Mediapart a pu les consulter, et ils sont parlants.