Intellectuels, «experts» et politiques, histoire de vies parallèles

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Depuis un quart de siècle, le Parti socialiste a négligé ou simplement ignoré les nouveaux courants de la recherche, préférant s'en remettre aux «experts» et à quelques figures de l'«intello médiatique». La nouvelle génération de chercheurs ne s'en porte pas plus mal. Le PS est lui en état de coma intellectuel.

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C'était aussi la fin du mois de juillet, mais il y a vingt-six ans, en 1983. Max Gallo, auteur de best-sellers devenu, quelques mois auparavant, porte-parole du gouvernement de Pierre Mauroy lançait dans les pages Opinions du Monde un débat sur le « silence des intellectuels ». Enième lamentation sur la disparition de ces grands hommes dont la France aurait le secret, cette tribune ministérielle témoignait surtout du malaise né dans les milieux intellectuels au sens large de l'arrivée, deux ans auparavant, de la gauche au pouvoir.