Enquête sur l'affaire Tapie: 2-Les circonstances extravagantes de la vente d'Adidas

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En vendant 55% du capital d'Adidas, non seulement l'homme d'affaires a fait dès 1993 une belle plus-value, mais encore des groupes nationalisés sont venus à son secours. A l'époque, la droite crie au scandale. Par ailleurs, au premier jour des auditions à la commission des finances de l'Assemblée nationale, ce mercredi 3 septembre, il apparait que Bernard Tapie touchera au final bien plus qu'estimé.

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Au cœur de la nouvelle affaire Tapie, il y a un deuxième détail assez largement tombé dans l'oubli mais tout aussi décisif que l'histoire du nantissement examiné dans le premier volet de notre série : si, entre la fin de 1992 et le début de 1993, Bernard Tapie n'avait pas été ministre dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, si le Crédit lyonnais dirigé par Jean-Yves Haberer, au plus fort de sa ruineuse expansion, n'avait pas été le banquier de l'homme d'affaires, la vente d'Adidas, en 1993, ne serait sûrement pas intervenue dans les modalités qui ont conduit, quinze ans plus tard, au dédommagement de 395 millions d'euros décidé en juillet 2008 par le tribunal arbitral.