Enquête sur l'affaire Tapie: 3 - Le mystère des deux fonds offshore

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Au lendemain de la première série d'auditions, auxquelles a procédé la commission des finances de l'Assemblée nationale, mercredi 3 septembre, nous publions le troisième et dernier volet de notre enquête sur l'histoire Tapie/Adidas, dans les années 1990-1994, à l'origine de l'interminable bataille judiciaire qui s'est achevée par l'octroi de 390 millions d'euros au profit de Bernard Tapie.

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Pour quiconque se replonge dans l'histoire du groupe Tapie et de la vente d'Adidas, le constat ne fait guère de doute : l'homme d'affaires a profité de deux invraisemblables coups de pouce de la part du pouvoir socialiste et de Jean-Yves Haberer, le PDG du Crédit lyonnais. D'abord, à l'automne ou au début de l'hiver 1992, lorsque le nantissement dont les créanciers disposaient sur les titres Adidas n'a pas été exécuté. Ensuite, les groupes publics ont volé au secours du ministre Bernard Tapie pour lui racheter, en février 1993, juste un mois avant les élections législatives, sa participation dans Adidas.